22/08/2007

L'offre de voitures à l'éthanol est encore modeste

 

 L'offre de voitures à l'éthanol est encore modeste

En France, la plupart des constructeurs automobiles adaptent encore timidement leurs modèles pour les faire rouler à l'essence verte.

ET SI DEMAIN on roulait bio ? L'idée, si séduisante soit-elle, a encore de la route à faire avant de devenir réalité. À peine plus de 100 stations-service distribuent le fameux E 85 (85 % d'éthanol, 15 % d'essence) sur le territoire français. C'est presque beaucoup comparé à la taille du parc automobile concerné : quelques milliers sur les 30 millions de voitures qui circulent en France. Pas de quoi écorner l'enthousiasme des défenseurs de ce biocarburant.
Parmi eux, le constructeur américain Ford : « À chaque fois qu'une nouvelle pompe E 85 est ouverte, le concessionnaire le plus proche se met à vendre quatre à cinq Focus ou C-Max, qui roulent au flex-fuel, par mois », relate le porte-parole du groupe, qui parie sur une réelle accélération du marché. En juin, Ford a multiplié par trois ses ventes mensuelles de véhicules flex-fuel, passant de 100 à 300.
10 % des ventes en 2030
Encore anecdotiques, les véhicules flex-fuel devraient grignoter des parts de marché, pour atteindre environ 10 % des ventes à l'horizon 2030, selon une étude réalisée par le cabinet Oliver Wyman. Condition sine qua non à la réalisation de cet objectif : une augmentation du nombre de modèles disponibles roulant à l'éthanol. Dès septembre, les Citroën C4 et Peugeot 307 flex-fuel seront commercialisées à « un prix comparable à celui du modèle essence équivalent ». Un effort commercial que consentent la plupart des constructeurs qui veillent à ne pas faire du prix un frein à l'achat d'une voiture à l'E 85.
L'avantage fiscal, 2 000 euros déductibles, offert par l'État, vient généralement compenser l'écart, voire rendre l'E 85 moins chère que l'essence. C'est ainsi le cas chez Renault, dont la Mégane E 85 est vendue 1 300 euros de plus que le modèle essence. L'automobiliste est aussi gagnant à la pompe. À 80 centimes d'euro le litre en moyenne, l'E 85 reste compétitif face au sans-plomb, en dépit d'une surconsommation de l'ordre de 30 %. En revanche, il est à peine plus économique que le gazole. Le véritable atout de l'E 85 serait d'ordre écologique. Du « champ à la roue », c'est-à-dire de la culture de la plante au moteur, l'E 85 permet de réduire de 40 % en moyenne les émissions de CO2 par rapport à de l'essence classique. Gain qui peut atteindre jusqu'à 70 %. Argument que les détracteurs de l'éthanol réfutent : si l'on ne prend en compte que le CO2 émis en roulant, les performances de l'E 85 sont moins bonnes que celles de l'essence ! 
La réponse pourrait venir d'un autre biocarburant, jusque-là délaissé par les pouvoirs publics : le B 30 (30 % d'huile végétale, 70 % de gazole). « Tous nos moteurs Diesel HDI actuellement commercialisés sont compatibles avec du B 30 », explique un porte-parole de PSA. Seul problème : ce carburant est reservé aux grandes entreprises ou aux collectivités locales qui peuvent se doter de leurs propres pompes à essence. Il n'y a pas une seule pompe B 30 accessible au grand public et pas question de faire son propre mélange maison, votre moteur risquerait de ne pas y survivre !

 

16:17 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : france |  Facebook |

 

Biocarburants : la France prend du retard

THIÉBAULT DROMARD.
 Publié le 04 août 2007
Actualisé le 04 août 2007 : 20h36
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Le gouvernement Villepin s'était engagé à l'installation de 500 « pompes vertes » d'ici à la fin de l'année 2007. « Ce pourrait même être plus », avait précisé Thierry Breton (ci-dessus), alors ministre de l'Économie et des Finances. Le gouvernement Villepin s'était engagé à l'installation de 500 « pompes vertes » d'ici à la fin de l'année 2007. « Ce pourrait même être plus », avait précisé Thierry Breton (ci-dessus), alors ministre de l'Économie et des Finances.
Soriano/Le Figaro.
Seulement une centaine de pompes de bioéthanol sont aujourd'hui disponibles sur 500 prévues d'ici à la fin de l'année.
INAUGURÉ en grande pompe à l'automne dernier, le biocarburant E 85, qui comprend 85 % d'éthanol (élaboré à partir de blé, de maïs ou de betterave), connaît quelques retards à l'allumage. Le gouvernement Villepin s'était engagé à l'installation de 500 « pompes vertes » d'ici à la fin de l'année 2007. « Ce pourrait même être plus », avait précisé Thierry Breton, alors ministre de l'Économie et des Finances. Au 1er août, on en était encore très loin. D'après les chiffres de la Direction générale de l'énergie et des matières premières du ministère de l'Écologie, la France métropolitaine comptait une centaine de pompes E 85 réparties de façon inégale dans l'Hexagone tandis que 100 dossiers sont en attente d'agrément. À ce jour, des régions entières comme la Champagne-Ardenne, le Limousin ou encore la région Centre ne sont toujours pas équipées. La Bretagne n'en compte qu'une seule, à Trégastel.
Dès le départ, le lancement de cette filiale a pris du retard. Si l'ensemble du cadre législatif a été fixé fin 2006, le texte officiel régissant l'encadrement technique des stations-service n'a été publié que le 2 mars 2007. « La construction des nouvelles pompes E 85 n'a vraiment démarré qu'il y a quatre mois », confirme Yves Lemaire, responsable du bureau raffinage et biocarburant au ministère de l'Écologie. C'est effectivement en avril que les différents opérateurs - Leclerc, Carrefour et Total pour l'essentiel - ont démarré leurs travaux. « Entre les aménagements nécessaires et la mise en conformité de la structure commerciale, mettre en place une pompe E 85 ne prend guère plus de quinze jours pour nous », souligne Jacques Blondy, directeur du département développement agricole chez Total.
À ce jour, le réseau Total dispose d'une vingtaine de stations équipées alors que le groupe s'était engagé à en ouvrir 70 pour l'été. « Les opérateurs sont prêts à mettre toute la meilleure volonté du monde mais les autorisations d'agrément tardent à venir », relève Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Union française des industries pétrolières. « L'administration est effectivement débordée. Il y a un engorgement des dossiers, qui sont un peu tous arrivés en même temps », confirme Yves Lemaire.
Montée en puissance dès la rentrée
Conscient du problème, le ministère de l'Écologie vient d'envoyer une circulaire aux préfets et aux Directions régionales de l'industrie de la recherche et de l'environnement (Drire), en charge du traitement de ces dossiers. Dans cette note, le ministère demande explicitement d'accélérer la cadence des agréments. Si bien que, selon Yves Lemaire, « il n'y a pas de raison de penser que l'objectif des 500 pompes ne soit pas atteint à la fin de cette année. Lors du dernier comité de suivi, les enseignes Carrefour et Leclerc ont même affiché des prévisions qui dépassent leurs engagements initiaux », indique rassurant le représentant de l'État, coordinateur de ce dossier. « Ce retard n'a rien d'inquiétant », relativise Gildas Cotten, du Syndicat national des producteurs d'alcools, représentant le volet agricole du dossier. « Tout lancement de filière prend forcément un peu de temps. » « Les constructeurs français viennent seulement de lancer leur modèle flex-fuel, les seuls habilités à recevoir du E 85. Ce programme va monter en puissance dès la rentrée », poursuit-il.
Il reste que la spécificité des véhicules flex-fuel est de rouler aussi bien au bioéthanol qu'à l'essence sans plomb. Un consommateur ne sera donc jamais vraiment en panne. C'est d'ailleurs ce que voudrait prouver Ford. Fin août, le constructeur a prévu de rallier Paris en partant du cercle polaire avec huit voitures flex-fuel et de ne faire le plein qu'avec du E 85.
« Le lancement du E 85 est un pari sur l'avenir. Au prix actuel de l'essence sans plomb, le E 85, vendu en moyenne 80 centimes d'euro du litre, est évidemment compétitif. Mais qui est concerné ? », interroge Jean-Louis Schilansky. À ce jour, plus de 70 % du parc automobile français sont composés de voitures Diesel. Même à 80 dollars le baril, le gazole reste plus compétitif que le bioéthanol qui induit une surconsommation de l'ordre de 30 % par rapport à un carburant classique. À moins que l'argument écologique ne fasse la différence.

16:08 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france |  Facebook |

27/03/2007

Ethanol : premières pompes Total en France

Ethanol : premières pompes Total en France

27/03/2007 - 15:43

Total annonce la mise en service en France ses premières pompes de distribution commerciale de superéthanol dans les stations-service du Quai d'Issy dans le 15ème arrondissement de Paris et de l'Avenue de Paris à L'Isle Adam (95). Ce nouveau carburant à très haute teneur en éthanol (jusqu'à 85%) permet aux automobilistes équipés de voitures flexfuel de rouler indifféremment au superéthanol, à l'essence sans plomb 95 et 98 ou à tout mélange de ces produits.Sept autres stations Total sont déjà équipées et attendent leurs autorisations d'ouverture. Par ailleurs, les travaux de conversion au superéthanol sont en cours dans 40 stations supplémentaires pour lesquelles les dossiers administratifs ont aussi été déposés. L'objectif de Total est d'ouvrir 70 points de vente de superéthanol d'ici fin juin 2007, dans le respect des engagements pris par le groupe, signataire de la "Charte pour l'Ethanol E-85".

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14/02/2007

200.000 voitures compatibles bioéthanol en France en 2008

200.000 voitures compatibles bioéthanol en France en 2008
La France comptera à la fin 2008 un total de 200.000 voitures flexfuel, fonctionnant à la fois à l'essence et au bioéthanol, a affirmé mardi à Lisbonne le champion automobile Alain Prost, qui préside un groupe de travail mis en place par le gouvernement français sur le développement de ce carburant.

Après avoir annoncé que le prix à la pompe du biocarburant E85 pourrait se situer autour de 0,80 euro le litre, le ministre de l'Economie Thierry Breton avait pour sa part déclaré en octobre dernier que la moitié des véhicules essence fabriqués "avant 2009" pourront fonctionner grâce au flexfuel.


Peugeot 206 avec moteur 'flex fuel' présentée au mondial de l'automobile 2006

"Fin 2007 il y aura entre 20.000 et 40.000 voitures équipées et 500 stations-service" proposant du bioéthanol E85 (85% d'éthanol d'origine agricole et 15% d'essence) et ces chiffres "passeront fin 2008 à 200.000 et 1.800" respectivement, a indiqué mardi Alain Prost.

Selon lui, les constructeurs comme Renault et PSA seraient "très intéressés" par son développement tandis que le monde agricole serait prêt à relever le défi. Et augmenter ainsi leurs bénéfices via une croissance de la demande disent néanmoins certains... Le développement des biocarburants en France constitue une "formidable opportunité" pour les agriculteurs, avait ainsi affirmé en octobre Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, lors d'une conférence de presse.

A la même date, le ministre de l'économie Thiery Breton avait affirmé que les constructeurs français - et en tout premier lieu Renault - avaient pris l'engagement qu'avant 2009 la moitié des véhicules essence produits seront des véhicules qui permettent de mettre à la fois du flex ou du carburant traditionnel.

Le champion automobile qui a du par ailleurs brûler plus d'un litre d'essence dans sa carrière a également souligné la “volonté politique” de la France en la matière. Selon M. Prost le bioéthanol serait aujourd'hui le seul carburant alternatif à l'essence valable pour le domaine automobile, une affirmation qui possède néanmoins quelques critiques.

Le bioéthanol est "issu d'une technologie très simple et son utilisation nécessite de très petites modifications" des moteurs, a-t-il fait valoir, vantant également la possibilité pour le consommateur de l'utiliser en alternance avec l'essence sur une même voiture.

09:32 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, renault |  Facebook |

09/01/2007

France; 40 pompes bioéthanol chez Carrfour


Carrefour : 40 pompes bioéthanol E85 d'ici la fin de l'année

Carrefour annonce l'ouverture de 40 pompes bioéthanol E85 au cours de l'année 2007. Le distributeur précise que 6 pompes situées en Ile-de-France proposent déjà ce service. Le prix moyen du bioéthanol vendu dans les stations Carrefour est de 0,793 euro le litre.

Le bioéthanol est un alcool obtenu via la fermentation de céréales et betteraves riches en sucre ou en amidon. Il peut être utilisé comme carburant dans les véhicules automobiles dits "Flex fuel". Il contient au moins 15% d'essence afin d'assurer le démarrage à froid du véhicule, c'est pourquoi on l'appelle E85 (Source : Ministère de l'Industrie). Selon les chiffres du Ministère, ce carburant permet de réduire jusqu'à 70% le niveau des rejets en CO2, gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

17:52 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france |  Facebook |

Démarrage commercialisation en France

 

Feu vert pour la commercialisation des biocarburants

La commercialisation des biocarburants, alternative au tout pétrolier pour les véhicules, est autorisée depuis le 1er janvier, annonce le ministère de l'Economie et des Finances



Feu vert pour la commercialisation des biocarburants
"Avec l'annulation de toutes les taxes sur la partie verte (85% maximum) du produit, la fiscalité du superéthanol (33,43 euros/hl) permet à ce carburant d'être compétitif par rapport à l'essence, voire par rapport à la filière diesel", précise le ministère dans un communiqué.

"Conformément à leurs engagements, les distributeurs de carburants signataires de la charte vont progressivement installer les nouvelles pompes pour atteindre l'objectif de 500 à 600 points de ventes avant la fin de l'année 2007", ajoute le communiqué.

A base de céréales et de betteraves, le carburant vert peut contenir jusqu'à 85% d'éthanol et 15% d'essence et sera distribué en septembre 2007 dans des stations-service classiques.

Le gouvernement français souhaite ainsi porter la part des biocarburants dans la consommation totale de carburant à 5,75% en 2008 et à 7% en 2010.

Selon un sondage, 89% des Français sont disposés à acheter un véhicule roulant au biocarburant et 68% sont prêts à payer plus cher à la pompe pour "rouler propre".

Mardi 02 Janvier 2007

17:49 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france |  Facebook |

27/11/2006

Le décollage des bio-carburants en France

Après avoir lancé en juin 2006 une expérimentation de véhicules « Flex Fuel » capables de rouler avec un carburant composé à 85% d'éthanol, le gouvernement vient d'annoncer la mise en place dès 2007 de pompes spéciales pour ce nouveau carburant. Une politique volontariste visant à rattraper le retard en matière de biocarburants. Car pour l'heure, le taux d'incorporation dans les moteurs français atteint péniblement les 1%. Bien loin des objectifs fixés...

Moins de 1% de biocarburants

Un an après l'annonce ambitieuse du gouvernement français d'incorporer 5,75% de biocarburants dans les carburants fossiles d'ici à 2008, force est de constater que les progrès ne sont pas ceux attendus. Selon le bilan énergétique français publié en avril 2006, moins de 1% de biocarburants ont été incorporés en France en 2005. Malgré une hausse d'environ 15% en un an, le taux d'incorporation n'atteint donc pas encore les 2% imposés par l'Union européenne.

Toutefois, ces résultats représentent une moyenne globale, tous types de biocarburants confondus. En fait, en ce qui concerne le biodiesel, les résultats sont relativement proches des objectifs fixés (environ 1,5%). C'est donc sur la filière bioéthanol (et plus spécifiquement sur l'incorporation directe d'éthanol dans l'essence) que le retard est le plus important.

Cette différence s'explique par la constante diésélisation du parc automobile français, qui oblige les pétroliers à acheter du gazole à l'étranger pour répondre à la demande, alors qu'ils possèdent des excédents en essence. Le biodiesel ne pénalise donc pas les pétroliers français puisqu'il vient se substituer à des produits importés alors que le bioéthanol contribue à l'inverse à augmenter les excédents d'essence.

La production et la consommation de bioéthanol en Europe
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La production et la consommation de bioéthanol en Europe

La France à la traîne...

En Europe, la Suède est le seul pays à avoir rempli cet objectif des 2% d'incorporation de biocarburants. Le taux d'éthanol à la pompe atteint même 5%. L'Espagne et l'Allemagne sont également devant la France en terme de consommation de bioéthanol. Dans le monde, c'est le Brésil qui détient la palme d'or : le bioéthanol représente 44% de l'essence consommée dans ce pays !

Comment expliquer ce retard ?

Selon le groupe d'études sur les biocarburants mis en place par le gouvernement, cette situation résulte d'une « fiscalité énergétique irrationnelle » (par exemple, le système de défiscalisation des biocarburants est inégal en fonction des filières) et d'un « lobbying actif de la part des groupes de pression, face à des gouvernements successifs n'ayant jamais eu le courage de résister et de trancher ».

Stephane His, économiste à l'Institut français du pétrole : « Il est difficile de trouver un marché aux produits qui ont été substitués à l’essence par l’éthanol...»
Stephane His, économiste à l'Institut français du pétrole : « Il est difficile de trouver un marché aux produits qui ont été substitués à l’essence par l’éthanol...»

L'exemple le plus frappant concerne l'incorporation directe d'éthanol dans l'essence. En effet, pour réaliser ce mélange, il est nécessaire d'utiliser une base essence légèrement différente (moins volatile) de celle que l'on trouve sur le marché. Or les raffineurs français traînent des pieds pour commercialiser cette essence adaptée au mélange. Certains distributeurs ont donc dû importer ce type d'essence pour pouvoir offrir des mélanges avec éthanol dans leurs stations services.

En janvier 2006, le groupe d'étude « biocarburants » a demandé la création d'une commission d'enquête visant à étudier ces blocages. Mais leur demande n'a pas été retenue par les députés.

La filière « Flex Fuel » : seule solution pour écouler l’éthanol produit


Etienne Poitrat (Ademe) : « Cette expérimentation permettra de développer l'utilisation d'éthanol en France... »

Si l'on n'incorpore toujours pas (ou peu) d'éthanol dans les moteurs français, en revanche, on en produit de plus en plus suite à l'augmentation des agréments délivrés par le gouvernement (+200 000 tonnes en 2005 pour l'éthanol). On se retrouve donc avec une quantité d'éthanol de plus en plus importante sans pour autant avoir un marché pour l'écouler. Selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie), environ 80 000 tonnes d'éthanol se retrouveraient ainsi en stock, non utilisées, en 2005. En mai 2006, le gouvernement a lancé la deuxième phase de son « plan Biocarburant », accordant encore 950 000 tonnes d'agréments supplémentaires : 700 000 tonnes pour la filière biodiesel et 250 000 tonnes pour la filière bioéthanol.

Les véhicules Flex Fuel ont déjà fait leur preuve dans plusieurs pays. : Au Brésil, 70% des immatriculations des trois dernières années concernaient les voitures Flex Fuel. En Suède, déjà 200 000 véhicules flexibles roulent avec de l'E85 et une centaine de pompes délivrent ce carburant. Au Etats-Unis, cette technologie commence à se développer avec un peu plus de 500 pompes à travers le pays qui délivre de l'E85.
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Les véhicules Flex Fuel ont déjà fait leur preuve dans plusieurs pays.

Face à ce dilemme, le gouvernement a décidé, le 1er juin 2006, de lancer une autre expérimentation : celle des véhicules « Flex Fuel », qui roulent indifféremment avec de l'essence normale ou un carburant composé à 85% d'éthanol (appelé E85). L'intérêt principal de cette expérimentation, c'est qu'elle contourne les pétroliers : ici, ce n'est pas du biocarburant que l'on introduit dans une base essence spécifique mais un peu d'essence classique que l'on introduit dans l'éthanol. L'inconvénient, c'est que ce carburant nécessite non seulement des véhicules particuliers mais également des pompes spéciales. Et donc un investissement financier important. Fin septembre 2006, à la veille du Mondial de l'Automobile à Paris, le gouvernement a annoncé la mise en place de 500 pompes dès 2007.

Lise Barnéoud

16:58 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, bio-carburants |  Facebook |