30/10/2006

Dossier de presse d'OCTA+ et ALCO BIO FUELS du 9 janvier 2006

Bruxelles, le 9 janvier 2006

 

 

Dossier de presse

 

 

Lancement d’un nouveau carburant écologique ;
le BIO-Ethanol 85%

 

Durant le salon de l’auto, OCTA+ et ALCO Bio Fuel s’associent pour vous offrir la possibilité d’essayer, pour la première fois en Belgique, une voiture roulant au
BIO-éthanol 85%

 

 

 

Dans le contexte social actuel, où des thèmes tels que les objectifs de Kyoto, la hausse des prix du carburant et l’impact du trafic sur notre environnement suscitent une attention toujours plus vive, les ‘bio-carburants’ sortent clairement du lot.  De manière à rencontrer l’intérêt croissant  pour ces sources d’énergie alternatives et afin de mieux informer le public en la matière,  la FEBIAC qui organise le Salon de L’Auto a donc décidé d’axer la communication de l’édition 2006 autour des bio-carburants.

 

Sans attendre les éventuelles initiatives prises par les Pouvoirs Publics, OCTA+ et ALCO BIO FUEL ont décidé d’aider concrètement les consommateurs en proposant une action jamais vue en Belgique.

En effet, 3 constructeurs automobiles (SAAB, VOLVO et FORD), ALCO BIO FUEL et OCTA+ se sont associés afin d’offrir aux consommateurs la possibilité, durant le Salon de l’Auto 2006, de tester 3 véhicules roulant avec un nouveau bio-carburant beaucoup plus écologique : le  bio-éthanol 85%, carburant contenant 85% d’éthanol d’origine agricole et seulement 15% d’essence standard. De même, une station-service OCTA+ sera ouverte afin de prouver la faisabilité et la facilité de ce nouveau carburant.

 

OCTA+, qui est le premier distributeur 100% belge de carburants, espère ainsi être bientôt un des premiers à pouvoir commercialiser ce nouveau type de carburant écologique.

ALCO BIO FUEL est un partenariat entre Alcofinance s.a. (ALCOGROUP), producteur mondial et premier distributeur européen d’éthanol, le groupe AVEVE/WAL.AGRI, premier collecteur belge de céréales et producteur de composants pour nourriture animale et VANDEN AVENNE, silos et négoce  en grains.

 

Pratiquement, les différents partenaires veulent démontrer qu’une filière bio-éthanol  importante, à l’image de celle qui se développe en Suède, au Brésil ou aux Etats-Unis, est prête afin de commercialiser ce carburant, ainsi que tout mélange éthanol/essence dès que la législation nationale le permettra et cela, bien au-delà des dispositions européennes en la matière qui préconisent, aux Etats-membres, l’incorporation de bio-carburants dans des proportions de 2 pc pour fin 2005, 5,75 pc en 2010 et 7,5 % en 2012.

 

 

Les bio-carburants

 

On dénombre deux filières en la matière.

La première, celle du bio-éthanol : il s’agit d’un alcool produit par la fermentation des plantes riches en sucres (canne à sucre, betterave, topinambour), des plantes riches en amidon (pomme de terre, blé, maïs) ou dans les plantes ligneuses (bois, paille...). La seconde, celle du bio-diesel : il provient des oléagineux (le colza, le soja, le tournesol).

 

Techniquement au point

 

La plupart des véhicules peuvent  utiliser sans problème un mélange contenant une proportion de bio-éthanol jusqu’à 10%. Moyennant de légères et peu coûteuses adaptations, tout véhicule peut rouler avec n’importe quel mélange éthanol /essence.(« flex fuels cars »).

Au Brésil , plus de 70% des nouvelles voitures mises en circulations, toutes marques confondues, sont des « flex fuels cars »

 

 

 Avantages

 

  1. Bilan écologique positif et meilleur que celui des carburants fossiles: réduction de 75% des émissions de CO2 et balance énergétique très nettement positive.
  2. Diminution aussi de la dépendance énergétique envers le pétrole
  3. Contribution à la création d’ emplois et à diversifier les activités agricoles.
  4. Pouvoir lubrifiant bénéfique lorsqu'ils sont mélangés aux nouveaux carburants fossiles à basse teneur en soufre.
  5.  L'automobiliste peut faire le plein, indistinctement en Euro 95 ou  E85, ou un mélange des deux dans le même réservoir.

 

 

Désavantages

 

Le coût de production est plus élevé que celui d’ un carburant classique.

D’où l’importance d’une fiscalité réduite sur les bio-carburants.
La consommation est également plus importante en raison d’une valeur énergétique moindre. Toutefois , la combinaison possible de moteurs hybrides et de bio-carburants à 85% amènerait à réduire la consommation et à limiter  significativement le recours au carburant fossile.




Disposition européenne

 

2 directives européennes visent à promouvoir l’utilisation de bio-carburants ou autres carburants renouvelables dans les transports et préconisent aux Etats membres de l'Union de veiller à ce que, fin 2005, 2 pc des carburants mis sur le marché soient des bio-carburants. Un quota qui serait porté à 5,75 pc en 2010 et 7,5 % en 2012 des consommations globales d’essence et de gazole utilisés dans les transports.

L’Europe demande aux états membres d’appliquer une réduction ou une exemption de taxes pour les carburants « bio » lorsqu’ils sont purs ou légèrement mélangés.

 

 

En Belgique

 

La Belgique est en retard pour la commercialisation du bio-carburant par rapport aux Etats membres voisins. Cependant  une loi de détaxation a été votée en Juillet 2005 pour entrée en vigueur en Octobre 2007. A cette date des mélanges directs et indirects de 7% d’éthanol dans l’essence seront autorisés avec un avantage fiscal de 0,41 € / litre.

 ALCO BIO FUEL, démarrera, dès obtention des agréations nécessaires la construction d’une unité de bio-éthanol dans le port de  Gand. Elle sera opérationnelle en 2007 avec une capacité totale de 300.000 mètres cubes de bio-éthanol à partir de blé, de mais et de sirops de betteraves produits en Belgique.

La société Alco Bio Fuel a été constituée par Alcofinance (qui détient 51% des parts du capital), Vandema/Vanden Avenne Izegem (29% des parts) et Aveve/Wal.Agri (20% des parts), deux entreprises présentes sur le marché du grain belge.



Bio-éthanol ou Bio-diesel ? … et les pétroliers ?

 

En raison de la taille du marché et de leur capacité de production excédentaire d’essence, les compagnies pétrolières ont une préférence pour le bio-diesel par rapport au bio-éthanol .

Cependant au niveau mondial la plupart des pays se tournent vers l’éthanol en raison de la disponibilité quasi illimitée de matières premières et de biomasse convertissable en éthanol, ce qui n’est pas le cas pour le bio-diesel ou la disponibilité en colza est très limitée.

Au niveau Européen et Belge en particulier,  l’impact de l’éthanol sur le développement agricole et rural est beaucoup plus important que pour le bio-diesel.

D’autre part, en raison essentiellement d’une politique fiscale plus attractive, les besoins en bio-diesel sont beaucoup plus forts que ceux en  bio-éthanol, le marché de l’essence représentant un tiers de celui du gazole et ne cessant de décliner.

Les raffineurs ont  peu anticipé la montée en puissance du diesel dans le secteur automobile. Aujourd’hui, leurs capacités de raffinages en diesel sont inférieures à la demande, tandis qu’elles sont excédentaires en essence. Intégrer de l’éthanol dans l’essence contribuera à accroître cet excédent dans la mesure où changer le type de production des raffineries prend des années.

Pour pouvoir à la fois  développer à grande échelle les bio-carburants comme l’éthanol qui ont un impact agricole significatif et renverser la tendance diesel/essence, il conviendrait d’instaurer une fiscalité neutre pour l’essence et le diesel, ce qui rétablirait un équilibre et permettrait à la fois une consommation d’essence et d’éthanol, avec pour but une réduction significative des émissions de CO2.
L’exemple des Etats-Unis, ou le prix du diesel est  plus cher que l’essence, montre q’une fiscalité adaptée va de pair avec un développement  majeur de  la production d’éthanol, qui a plus que triplé dans les 5 dernières années.


Les constructeurs automobiles

 

Dès 2001, Ford a été le premier constructeur européen à commercialiser un véhicule fonctionnant au bio-éthanol (E85). Depuis, 15 000 Focus « flexibles » au bio-éthanol ont été vendues en Suède, où Ford détient 80 % du marché des véhicules écologiques.

Le moteur de la Saab 9-5 2.0 t Bio Power, qui fonctionne à l’E85, délivre 180 ch et un couple de 280 Nm — des données à comparer avec les 150 ch et les 240 Nm du modèle à essence, soit une augmentation de 20 % de la puissance maxi et 16 % de couple en plus. Voilà qui explique le « plein de performances ». L’accélération de 0 à 100 Km/h s’effectue en 8,5 secondes, et le passage de 80 à 120 km/h sur le cinquième rapport en 12,6 secondes, données à comparer aux 9,8 et 14,9 secondes avec l’essence.

 

 

Informations sur les partenaires à ce projet :

 

 

OCTA+ est, parallèlement à la vente de mazout de chauffage, le plus grand distributeur de carburants 100 % belge et totalise 170 stations-service, disséminées dans tout le pays.

 

 

Alco Bio Fuel a été constituée par Alcofinance  (Alcogroup ,qui détient 51% des parts du capital), Vandema/Vanden Avenne Izegem (29% des parts) et Aveve/Wal.Agri (20% des parts), deux entreprises présentes sur le marché du grain belge.

 

 

Contacts presse :

 

·        ALCO BIO FUEL :

o        Charles-Albert Peers; Administrateur délégué Alcofinance s.a. et administrateur Alco BIO Fuel
Tel :  02/663.38.47 ou 0475/:245.275
Charles.peers@alcogroup.com

 

·        OCTA+ :

o        Etienne Rigo ; Administrateur délégué; 02/257.91.30 ou 0478/81.80.13 ; etienne.rigo@octaplus.be

o        Vincent Declerck; Marketing Manager; 02/255.21.01 ou 0478/818.027; vincent.declerck@octaplus.be

22:44 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alco bio fuels, octa, dossier de presse |  Facebook |