07/09/2007

Brésil: quatre millions de voitures essence/éthanol fin septembre

Brésil: quatre millions de voitures essence/éthanol fin septembre 2007

SAO PAULO - Le Brésil aura produit quatre millions de voitures "flex-fuel", roulant à l'essence ou à l'éthanol, à la fin septembre, a annoncé jeudi Jackson Schneider, président de l'Association nationale des constructeurs automobile (Anfavea).

Le quatre millionième véhicule sortira des chaînes "entre le 25 et le 26 septembre" a-t-il assuré. Selon M. Jackson ce chiffre "démontre la force de l'éthanol et la réponse de l'industrie à ce défi".

Les voitures bicarburant, équipées de moteurs permettant de rouler aussi bien à l'essence additionnée de 25% d'alcool de canne à sucre qu'à l'éthanol pur, ont été lancées en mars 2003 au Brésil.

Sur le seul mois d'août, les immatriculations de véhicules bicarburant se sont élevées à 196.202 unités (87,7% du total des ventes), tandis que depuis le début de l'année les ventes "flex-fuel" ont atteint 1.237 unités, soit 84,9% du total.

L'an dernier les voitures bicarburant avaient représenté 77% des immatriculations, soit 1.269.227 unités.

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09/02/2007

Washington compte sur l'éthanol brésilien pour isoler Chavez

Washington compte sur l'éthanol brésilien pour isoler Chavez

 

En cherchant à obtenir un accord sur ce biocombustible, les États-Unis espèrent réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole vénézuélien.

 
Il Y A ENCORE cinq ans, parler de l'éthanol comme énergie du futur faisait passer pour un doux rêveur, surtout au Brésil. Le géant latino-américain s'était enthousiasmé pour les véhicules à alcool dans les années 1980, mais il en était revenu. Des innovations technologiques dans la production du biocombustible et dans les voitures ont changé la donne : en ce début 2007, près de la moitié des nouvelles immatriculations brésiliennes sont des voitures flex (pouvant rouler aussi bien à l'éthanol qu'à l'essence) et le Brésil se prend à rêver d'être l'« Arabie saoudite verte » de demain. Car non seulement l'éthanol est moins cher, mais il est surtout beaucoup moins polluant.
 
C'est dans ce contexte que deux émissaires américains de haut niveau - le sous-secrétaire d'État Nicholas Burns et l'émissaire en charge de l'hémisphère occidental, Thomas Shannon - sont venus en mission à Brasilia pour tenter d'obtenir un accord sur l'éthanol. Il aurait pour avantage de relancer la coopération commerciale entre les deux principales puissances économiques d'Amérique. Alors que le projet de zone de libre-échange des Amériques, de l'Alaska à la Patagonie, voulu par George Bush, a été définitivement enterré fin 2005 - notamment par les soins du Brésil - la Maison-Blanche cherche une façon de revenir dans la région. Mais surtout, ce traité pourrait réduire la dépendance énergétique vis-à-vis du Venezuela, qui exporte les quatre cinquièmes de son pétrole vers les États-Unis, et contribuer ainsi à isoler le président Hugo Chavez.
 
« Double discours »
 
« Nous voulons freiner notre dépendance au pétrole dont souffre mon pays ainsi que d'autres dans la région, (...), et diversifier nos sources d'énergie parce que le pétrole a pour habitude de provoquer une distorsion négative dans le pouvoir de certains états », a ainsi déclaré Nicholas Burns à l'agence Reuters sans mentionner le Venezuela. Au même moment, la secrétaire d'État Condoleezza Rice assurait à Washington qu'Hugo Chavez « détruisait économiquement et politiquement son pays ».
 
Pour le Brésil, un accord avec les États-Unis qui déboucherait sur l'introduction de l'éthanol dans d'autres pays (l'Europe oblige déjà les voitures à inclure un pourcentage de biocombustible dans son essence) pourrait dégager d'énormes potentiels. Le Brésil est le plus grand producteur d'éthanol au monde, mais aussi le plus compétitif, l'alcool étant issu de la canne à sucre : le galon d'éthanol (3,78 litres) coûte 0,83 dollar, contre 1,09 aux États-Unis et 1,2 en Europe. Les exportations, encore timides, explosent : elles ont plus que doublé par rapport à l'année dernière. Mais les ventes d'éthanol, comme l'ensemble des produits agricoles brésiliens, butent sur les barrières commerciales dressées par les États-Unis et l'Europe, ce qui pousse Brasilia à accueillir prudemment les propositions américaines.
 
Des hauts fonctionnaires du gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva tout comme les industriels de la canne à sucre avouent leur agacement face à ce qu'ils considèrent comme un « double discours » des États-Unis et de l'Europe. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a tenu à spécifier par ailleurs que le Brésil n'entrait dans aucune alliance contre Caracas : « La bonne politique, ce n'est pas celle de l'isolement, mais du dialogue », a-t-il conclu.

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27/11/2006

Le Brésil s'engage pour le biodiesel

27/11/2006 Le Brésil s'engage pour le biodiesel

Le président Lula vient d'ouvrir la première usine qui produira simultanément de l'éthanol et du biodiesel. D'autres suivront bien vite.

Personne ne peut confondre l'huile avec l'alcool, mais à mesure que les biocarburants s'améliorent, et que leurs techniques de production montent en sophistication, il y a des synergies qui apparaissent. Sans compter que producteurs de biodiesel ou d'éthanol, les matières premières s'achètent aux mêmes fournisseurs, les produits finis se vendent aux mêmes clients. Ce n'est pas un hasard si le plus gros producteur de biodiesel d'Allemagne, et le plus gros producteur d'éthanol des Etats-Unis, ne font qu'un (le géant ADM). Le Brésil s'était massivement engagé sur la voie de l'alcool carburant (l'éthanol), pour lequel il avait de nombreuses facilités, mais il n'avait pas été très actif dans le domaine du biocarburant pour moteurs diesel, cela change.

Le président Lula a décrété qu'à compter de janvier 2008, le gazole devrait contenir 2 % de biocarburant (l'essence vendue au Brésil déjà, est coupée avec 22 % d'éthanol), et 5 % en 2013. Considérant que tous les camions et les trains roulent au gazole, l'augmentation de la production à prévoir n'est rien de moins qu'énorme. Toutes les plus grosses entreprises du secteur se sont vite jeté sur cette opportunité, et les annonces d'investissements totalisent plusieurs centaines de millions de dollars. Mais le champion national devrait rester Tecbio, qui a la fierté de se distinguer en étant partenaire officiel de Boeing dans la recherche et le développement sur le biokérosène (un biocarburant desiné à l'aviation).

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09/11/2006

Brésil: Au pays de la voiture verte

Au pays de la voiture verte

Champion mondial des biocarburants, le Brésil ne se repose pas sur ses lauriers. Le gouvernement a d’ambitieux objectifs dans ce secteur : poursuivre la « révolution énergétique » du pays et miser sur la production du biodiesel. 

« Le monde reconnaîtra que le Brésil est, incomparablement, l’unique pays (…) qui présente les meilleures conditions » de production de biodiesel, indiquait le président Luiz Inacio Lula de Silva, en mars 2005, à l’occasion de l’inauguration de la première usine productrice de ce carburant.
Pour l’heure, les automobilistes brésiliens ont le choix entre un plein d’essence, d’éthanol ou les deux à la fois – en fonction du type de moteur de leur véhicule. Or, selon le Syndicat des sucriers brésiliens (Unica), 40 % du carburant (hors diesel) consommé sur le territoire est composé d’éthanol. Le pays compte 320 raffineries et produit près de 400 millions de tonnes de canne à sucre, créant ainsi un million 500 000 emplois.
Il faut dire que le géant sud-américain a fait preuve d’un avant-gardisme profitable, dans un contexte tourmenté. À la suite du premier choc pétrolier de 1973, en pleine dictature militaire (1964-1985), constructeurs automobiles et principaux producteurs de sucre ont été contraints d’unir leurs forces. Un plan « pro-alcool » imposait en effet l’incorporation de 12 % (25 % aujourd’hui) d’alcool éthylique dans l’essence commercialisée au Brésil et a favorisé la production de véhicules fonctionnant à l’alcool carburant.
Résultat : jusqu’aux années 1990, 96 % des voitures vendues ne roulaient qu’à l’éthanol ! Par la suite, les producteurs de sucre ont opté pour la vente de leur denrée sur les marchés mondiaux, à prix d’or, délaissant la production d’éthanol. La pénurie qui s’en est suivie a failli sonner le glas de cette révolution agro-industrielle.
Sa résurrection ne date que de 2003, avec la mise sur le marché par le groupe Volkswagen de la première voiture flex-fuel (« polycarburant » en français)(1). Bicombustible, celle-ci laisse le choix à l’automobiliste de remplir son réservoir d’essence, d’éthanol ou des deux à la fois.
Les Brésiliens ont réservé un tel accueil aux voitures flex que les constructeurs (parmi lesquels Renault, General Motors et Peugeot) s’attendent à ce qu’en 2007, 80 à 90 % des modèles vendus dans le pays soient équipés de cette technologie. Le laboratoire mondial de la voiture verte entend donc bien conserver sa place de référent, dans un monde qui suit doucement son exemple. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « le mouvement graduel d’abandon du pétrole a commencé. Au cours des 15 à 20 prochaines années, les biocarburants pourraient fournir au moins 25 % des besoins d’énergie » sur le globe. 

Vers « la révolution » du biodiesel.
Mais l’Europe demeure loin derrière en matière de production et de consommation de bioéthanol. Les principales raisons ? Un encouragement communautaire discret et, surtout, le prix : alors qu’au Brésil un baril de bioéthanol coûte deux fois moins cher qu’un baril de pétrole, le tarif en Europe s’avère trop élevé pour la plupart des foyers. L’Union européenne s’engage donc prudemment dans le virage écologique, visant les 8 % de biocarburants dans les transports d’ici 2015.
Toutefois, le Vieux Continent est le plus gros producteur de biodiesel (80 % de la production totale de biocarburants), suivi des États-Unis. Actuellement réalisée à partir de graines de colza, mais aussi de tournesol ou du soja, la conception européenne de biodiesel a augmenté de 65,8 % en 2005. Au Brésil, la production s’élève à 200 millions de litres, commercialisés par 600 stations services. D’ici 2008, le gouvernement ambitionne de la multiplier par quatre. Pour le président Lula, qui brigue un second mandat, « le Brésil connaît une révolution énergétique. [Il a] fait celle de l’éthanol, [il fera] celle du biodiesel ». Persuadé que ce carburant est « le pétrole de demain », le leader du Parti des travailleurs (PT) entend partager les recherches brésiliennes avec d’autres pays tropicaux, tels que l’Inde ou l’Angola.

(1) La première flotte française de véhicules flex-fuel, roulant à l’E 85 (85 % d’éthanol), a été mise en service en juin dernier, dans la Marne. Le Conseil général l’expérimentera durant 12 mois, sous la surveillance de l'Institut Français de Pétrole (IFP) et de l’ADEME.

Cécilia Dubé

16:03 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bresil, volkswagen, renault, peugeot |  Facebook |

01/11/2006

Le Brésil relève le pourcentage d'éthanol dans l'essence

Le Brésil relève le pourcentage d'éthanol dans l'essence

Par Elisabeth Studer le 1 novembre 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Flexfuel Manger ou conduire? Le gouvernement brésilien a décidé mardi de porter de 20% à 23% la pourcentage obligatoire d'alcool dans l'essence à partir du 20 novembre, a annoncé le ministère de l'agriculture.

Le taux d'alcool non hydraté dans l'essence avait été ramené en mars de 25% à 20% pour tenter de mettre un frein aux turbulences du marché et d'adapter la consommation aux stocks demeurant disponibles entre les récoltes de canne à sucre.

En relevant le taux d'alcool dans l'essence, le gouvernement entend à présent profiter de "l'existence de stocks élevés d'alcool en raison d'une bonne récolte de canne à sucre dans la région centre-sud et réduire ainsi la consommation d'essence", indique le ministère... et éviter ainsi une baisse du cours du sucre compte-tenu du niveau des réserves, ne nous leurrons pas ... La canne à sucre représente en effet pour le Brésil une manne loin d'être négligeable que le bon niveau des récoltes risquerait de restreindre.

La consommation d'alcool – sous forme d'éthanol - va augmenter de 306,9 millions de litres du fait du relèvement du pourcentage obligatoire à 23%, ce qui devrait ramener les stocks prévus au 1er mai à 614,3 millions de litres, un niveau jugé “confortable”.

Les exportations d'éthanol devraient augmenter cette année de 700 millions de litres pour une production en hausse de 1,7 milliard de litres par rapport à 2005, d'après le ministère. La production d'alcool devrait s'élever à 17,4 milliards de litres en 2006 et les exportations à environ 3,1 milliards, selon des chiffres de l'Union de la filière canne à sucre, Unica. Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial d'éthanol à base de canne à sucre. Plus de deux millions de voitures sont équipées de moteurs "flex" fonctionnant à l'essence additionnée d'alcool ou à l'éthanol pur.

L'éthanol représentait fin 2005 40 % du carburant - hors diesel - consommé dans le pays, selon l'Unica. Le Brésil est en effet le seul Etat au monde à avoir misé sur une énergie renouvelable pour la fabrication de son combustible. Le gouvernement au pouvoir entre 1964 et 1985 avait alors donné le coup d'envoi à ce plan. Après le premier choc pétrolier de 1973, la junte décrète la mobilisation générale. Via la mise en oeuvre de mesures contraignantes, de subventions et d'incitations fiscales, elle oblige les constructeurs automobiles et les “nouvels émirs” de la canne à sucre à travailler conjointement pour fabriquer des voitures carburant à l'éthanol. Dès le milieu des années 80, 96 % des véhicules vendus dans le pays ne roulent ainsi qu'à l'éthanol, appelé tout simplement « alcool » au Brésil.

Mais comme le pétrole dans les années 70, l'éthanol devient également une denrée rare, donc chère, au milieu des années 90. Les producteurs de canne à sucre avaient en effet préféré écouler leur marchandise sur le marché mondial pour profiter de la flambée des prix, plutôt que de consacrer une partie de leur récolte à la fabrication de l'éthanol, moins lucratif et limité au marché brésilien.

Echaudés par les effets de pénurie devant les pompes, les Brésiliens avient alors abandonné en masse les voitures à l'éthanol. Mais le carburant fait alors un come-back remarqué grâce au secteur privé et Volkswagen qui en 2003 met sur le marché la première voiture flex-fuel. Un véhicule fonctionnant à l'essence, à l'éthanol ou aux deux à la fois.

« Avec le flex-fuel, c'est comme au restaurant : on compose son plein à la carte, en fonction du prix des différents carburants », se félicite Roberto Giannetti da Fonseca, président d'Ethanol Trading. Même si pour la même distance, il faut environ 30 % de plus d'éthanol que d'essence, à l'heure d'une pétrole cher, le calcul est vite fait.

Sources : AFP, L'Expansion et Bosh en ce qui concerne les liens !

22:22 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bresil |  Facebook |