31/01/2007

Des normes plus strictes pour les carburants, afin de lutter contre le changement climatique et de réduire la pollution atmosphérique

Des normes plus strictes pour les carburants, afin de lutter contre le changement climatique et de réduire la pollution atmosphérique

 

La Commission européenne a proposé aujourd’hui de nouvelles normes pour les carburants qui limiteront le rôle que jouent ces derniers dans la pollution atmosphérique et le changement climatique, et permettront notamment de faire davantage appel aux biocarburants. Ces changements montrent que la Commission est résolue à engager l’Union européenne dans une véritable lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique. Les normes proposées n’auront pas pour seul effet de rendre les carburants « plus propres », elles permettront également l’apparition de véhicules et d’équipements moins polluants. Parmi les principales mesures prévues, afin d’encourager le développement de carburants à faible teneur en carbone ainsi que des biocarburants, les fournisseurs de carburants vont devoir réduire de 10 % les émissions de gaz à effet de serre générées par la production, le transport et l’utilisation de leurs produits entre 2011 et 2020. La réduction des émissions ainsi obtenue représentera 500 millions de tonnes de dioxyde de carbone en 2020, soit l’équivalent des émissions globales cumulées de l’Espagne et de la Suède aujourd’hui. Un nouveau mélange d’essence contenant davantage de biocarburant éthanol sera mis au point, et la teneur en soufre des carburants diesel et du gazole sera réduite afin de limiter les émissions de particules de poussières, qui sont dangereuses.

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos : « Il s’agit d’une des mesures les plus importantes de la série d’initiatives que la Commission va devoir prendre pour intensifier la lutte contre le changement climatique planétaire. C’est l’occasion de tester concrètement notre détermination à prendre en main la politique climatique et notre capacité à traduire les priorités politiques en mesures concrètes. Cette mesure facilitera la transition de l’Europe vers une économie à faible intensité de carbone, qui est indispensable si nous voulons éviter que le changement climatique ne prenne des proportions dangereuses. Ces propositions permettront aussi de réduire sensiblement les émissions polluantes du secteur des transports, qui sont nocives pour l’homme, et ouvriront la voie à une généralisation de l’utilisation des biocarburants, en particulier ceux de la seconde génération. »

Ces nouvelles normes permettront :
-  une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE représentant 500 millions de tonnes de carbone en 2020 ;
-  une amélioration de qualité des carburants utilisés dans le secteur des transports et la promotion des biocarburants de seconde génération, ce qui permettra de réduire encore davantage les émissions ;
-  des gains en termes de santé publique grâce à la réduction des émissions polluantes nocives, en particulier du fait de l’abaissement de la teneur en soufre des carburants diesel.

Importance des spécifications en matière de qualité des carburants

La directive de 1998 concernant la qualité des carburants[1] fixe des spécifications européennes communes applicables aux carburants essence et diesel destinés à être utilisés par les véhicules routiers, les bateaux de navigation intérieure et les engins mobiles non routiers tels que les locomotives, les engins de terrassement et les tracteurs. Son objectif est de protéger la santé humaine et l’environnement et de garantir le bon fonctionnement du marché unique pour ces carburants. La proposition de modification de cette directive présentée par la Commission rend compte des progrès de la technologie des carburants et des moteurs, de l’importance croissante accordée aux biocarburants et de la nécessité d’atteindre les objectifs de qualité de l’air fixés dans la stratégie thématique sur la pollution atmosphérique de 2005 (voir IP/05/1170) ; elle vise également à réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

Modifications proposées

La directive révisée obligera les fournisseurs de carburants à réduire les émissions de gaz à effet de serre que ces carburants génèrent tout au long de leur cycle de vie, c’est-à-dire, lors du raffinage, du transport et de l’utilisation. À partir de 2011, les fournisseurs devront réduire les émissions par unité d’énergie de 1 % par an par rapport aux niveaux de 2010. Il en résultera une diminution de 10 % en 2020.

Cette disposition favorisera la mise au point de nouveaux carburants à faible teneur en carbone et l’adoption d’autres mesures pour réduire les émissions générées tout au long de la chaîne de production des carburants, garantissant ainsi la participation du secteur des carburants à la réalisation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne.

Afin d’augmenter la part de biocarburants entrant dans la composition de l’essence, un mélange spécifique sera mis au point ; ce mélange à plus forte teneur en additifs oxygénés pourra contenir jusqu’à 10 % d’éthanol. Les différents mélanges d’essence seront clairement identifiés de manière à éviter l’utilisation d’un carburant incompatible avec le moteur qu’il est destiné à alimenter. Pour compenser l’augmentation des émissions de vapeurs polluantes qui résultera d’une utilisation accrue de l’éthanol, la Commission présentera dans le courant de cette année une proposition prévoyant l’installation obligatoire d’unités de récupération des vapeurs dans les stations-service. Ces vapeurs, dénommées composés organiques volatils, contribuent à la pollution par l’ozone troposphérique qui peut provoquer le décès prématuré des personnes souffrant d’insuffisance respiratoire ou de problèmes cardiaques.

À compter du 1er janvier 2009, tous les carburants diesel commercialisés devront être avoir une faible teneur en soufre (pas plus de 10 parties par million).

Cette mesure réduira les émissions de polluants, principalement celles des particules de poussières (« matières particulaires »), qui sont les polluants atmosphériques les plus nocifs pour l’homme. En particulier, cette réduction de la teneur en soufre facilitera la commercialisation de véhicules à moteur diesel équipés de nouveaux dispositifs antipollution tels que des filtres à particules. À compter de cette même date, la teneur maximale autorisée en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui sont d’autres substances dangereuses, sera réduite d’un tiers. Il devrait en résulter une réduction des émissions, non seulement de HAP dont certains sont cancérogènes, mais aussi de matières particulaires.

La teneur autorisée en soufre du gazole destiné aux engins mobiles non routiers et aux bateaux de navigation intérieure sera également fortement réduite. Là encore, cela entraînera une diminution des émissions de matières particulaires et permettra la commercialisation de moteurs et de dispositifs antipollution plus perfectionnés.

Le coût de ces différents éléments a été évalué et, globalement, sur la base de l’analyse coûts-bénéfices, les modifications proposées sont justifiées.

Renseignements complémentaires
Des informations complètes concernant l’évaluation des avantages et les aspects techniques associés à la révision de la directive sont disponibles sur internet à l’adresse suivante :
http://forum.europa.eu.int/Public/irc/env/fuel_quality/library

Source :
Communautés européennes (© 1995-2007)

17:02 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bio-ethanol, bio-diesel |  Facebook |

27/11/2006

Le Brésil s'engage pour le biodiesel

27/11/2006 Le Brésil s'engage pour le biodiesel

Le président Lula vient d'ouvrir la première usine qui produira simultanément de l'éthanol et du biodiesel. D'autres suivront bien vite.

Personne ne peut confondre l'huile avec l'alcool, mais à mesure que les biocarburants s'améliorent, et que leurs techniques de production montent en sophistication, il y a des synergies qui apparaissent. Sans compter que producteurs de biodiesel ou d'éthanol, les matières premières s'achètent aux mêmes fournisseurs, les produits finis se vendent aux mêmes clients. Ce n'est pas un hasard si le plus gros producteur de biodiesel d'Allemagne, et le plus gros producteur d'éthanol des Etats-Unis, ne font qu'un (le géant ADM). Le Brésil s'était massivement engagé sur la voie de l'alcool carburant (l'éthanol), pour lequel il avait de nombreuses facilités, mais il n'avait pas été très actif dans le domaine du biocarburant pour moteurs diesel, cela change.

Le président Lula a décrété qu'à compter de janvier 2008, le gazole devrait contenir 2 % de biocarburant (l'essence vendue au Brésil déjà, est coupée avec 22 % d'éthanol), et 5 % en 2013. Considérant que tous les camions et les trains roulent au gazole, l'augmentation de la production à prévoir n'est rien de moins qu'énorme. Toutes les plus grosses entreprises du secteur se sont vite jeté sur cette opportunité, et les annonces d'investissements totalisent plusieurs centaines de millions de dollars. Mais le champion national devrait rester Tecbio, qui a la fierté de se distinguer en étant partenaire officiel de Boeing dans la recherche et le développement sur le biokérosène (un biocarburant desiné à l'aviation).

16:51 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bio-diesel, bresil, biodiesel |  Facebook |

26/11/2006

Bio-diesel à la pompe

Depuis ce jeudi, certains clients Total mettent du biodiesel dans leur réservoir. Tout simplement en faisant le plein.

Désormais, plusieurs pistolets délivrant du Diesel chez Total auront un certain pourcentage de Biodiesel pur. Le mélange comprend jusqu'à 5 % de diesel d'origine agricole : le FAME (Fatty Acid Methyl Ester). Ce biodiesel est produit par Oleon, le premier des quatre producteurs belges autorisés à produire ce carburant d'origine agricole. Pour commencer, Oleon livrera à Total Belgium 1,2 millions de litres de biodiesel pur par mois en novembre, décembre 2006 et en janvier 2007. Ce qui représente un taux de mélange de l'ordre de 1% du volume de diesel distribué par Total. De février à septembre 2007, Total Belgium pourra mélanger environ 6 millions de litres de biodiesel pur (FAME) par mois. Grâce à l'entrée en vigueur des mesures de défiscalisation du biocarburant.

Cet approvisionnement se fera progressivement. L'obectif de Total est que toutes les stations de son réseau vendent du biodiesel au début de 2007.

21:05 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bio-diesel, biodiesel |  Facebook |

31/10/2006

Le diesel "vert" à la pompe ? Situation au 31/11/06

Le diesel "vert" à la pompe ?
P. Lo

Mis en ligne le 31/10/2006
- - - - - - - - - - - 

Les pétroliers s'organisent, mais peu d'entre eux seront prêts dès ce 1er novembre. Rien d'ailleurs ne les y oblige... Une certitude : les accises sur les carburants fossiles croîtront de 1,2 cent pour compenser l'incentive fiscal.

Les automobilistes qui roulent au diesel et qui rempliront leur réservoir à partir du 1er novembre ne verront pas la différence. En principe pourtant, le plein qu'ils feront à la pompe sera un tantinet plus écologique. En vertu du cadre légal et fiscal sur lequel sont tombés d'accord les autorités et le secteur pétrolier, le gasoil routier contiendra, dans un premier temps, entre 3,37 et 5 pc de biodiesel d'origine agricole.

En principe seulement car, comme on le craignait, tous les distributeurs de carburants ne seront pas prêts à livrer le mélange "vert" au même moment.

Les pétroliers pris de cours

"C'est normal", nous dit Gaëtan van de Werve, secrétaire général de la Fédération pétrolière. "Il appartenait aux sociétés de mesurer si elles pouvaient dé marrer le processus, tant du point de vue économique que logistique. Je déplore à titre personnel que le nom des producteurs agréés n'ait été rendu public que le 19 octobre, ce qui a pris de court nos membres, soucieux d'exécuter des mesures qui sont, je le rappelle, encouragées et non pas imposées. L'an passé, nous insistions pour que le gouvernement laisse le temps au secteur après la publication des modalités d'exécution et en fixant des délais réalistes. Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé."

Conséquence de cette petite bousculade, toutes les pompes ne fourniront pas de diesel "vert" dès la Toussaint, loin de là.

Chez Total, exception notable, pas de problème apparent, les pompes seront approvisionnées. "Nous sommes le plus important producteur en Europe. Nous sommes déjà présents sur le terrain du "bio" en Allemagne et en France. Ce sera donc le cas en Belgique aussi, c'est logique ", déclare Eddy De Beucker, responsable de la communication, qui souligne que "le contexte est clair, que le réseau des producteurs agréés en Belgique et à l'étranger est suffisamment vaste et que l'approvisionnement du réseau complet prendra tout au plus quelques jours".

Le son de cloche est radicalement différent chez Esso où Jean-Paul Claereboudt, porte-parole d'Exxon-Mobil, insiste sur les "nombreux aspects économiques et logistiques non résolus".

"Où acheter le biodiesel ? Où mélanger les produits ? Nous regardons tout cela avec intérêt mais il faut bien dire que ce n'est pas encore très clair", dit-il, tout en affirmant, à l'instar de la majorité de ses collègues : "Nous n'avons aucun problème de principe. Toutes les énergies sont les bienvenues dès lors que la demande peut être satisfaite. Aux Pays-Bas, où la sécurité juridique est réelle, nous seront prêts pour le 1er janvier 2007". A quand le démarrage chez nous ? "Dans les prochains mois", annonce-t-il.

Plus précis, Yves Perin, responsable retail chez Jet (Conoco Phillips), assure que la marque sera prête "le plus vite possible, c'est-à-dire au début de l'an prochain". "On tient absolument à être proactifs", ajoute-t-il.

"En tant que distributeur et donc pas raffineur, nous sommes dépendants de la mise sur le marché par les pétroliers de carburants adaptés. Il est certain que tous les grossistes seront obligés de vendre le plus rapidement possible des carburants incluant des biocarburants au risque de voir leurs clients se détourner d'eux", souligne Vincent De Clercq, directeur commercial chez Octa Plus, cet outsider qui tient à rappeler qu'il est le premier distributeur à avoir ouvert une pompe distribuant du bioéthanol à des voitures test (Ford, Volvo et Saab).

Chez Belgian Shell, enfin, c'est le black out complet. "Le dossier est à l'étude. Il est trop tôt pour communiquer", dit-on, prouvant par là que l'enjeu commercial est non négligeable...

Une opération "neutre"

Ce qui est sûr, c'est qu'en vertu du principe de la "neutralité fiscale", le prix du diesel sera légèrement plus cher à la pompe à partir de la Toussaint. Le gouvernement, qui ne perd jamais le nord et qui se veut discret en pareille situation, a en effet prévu de relever les accises sur le gasoil routier d'un bon pour cent pour compenser la défiscalisation du biodiesel, plus onéreux par définition que le carburant fossile. La hausse sera de l'ordre de 1,2 cent le litre.

Autrement dit, les sociétés qui ne sont pas prêtes à livrer le subtil mélange de diesel à partir du 1er novembre feront, dans l'intervalle, un "cadeau" au gouvernement. Le consommateur, lui, paiera théoriquement le même prix maximum (avant déduction des remises habituelles), que le diesel acheté à la pompe comprenne ou non un pourcentage relatif de biocarburant...

© La Libre Belgique 2006

16:12 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bio-diesel, biodiesel |  Facebook |

30/10/2006

Où en est le biodiesel ?

Où en est le biodiesel ?
Réduire les biocarburants au seul éthanol serait bien simpliste. Beaucoup restent en effet sceptiques sur l'opportunité de lancer un tel carburant sur un marché français dont 70 % des immatriculations concernent des véhicules diesel. Depuis deux ans, la filière diester 30 (composé à 30 % d'ester méthylique d'huiles végétales) se met en place. Dans l'ombre de l'E85, le biodiesel fourbit ses armes. "Tous nos moteurs Diesel peuvent accepter jusqu'à 30 % de biodiesel", annonce par exemple Frédéric Saint-Geours. Renault s'est lui aussi engagé à proposer l'ensemble de sa gamme Diesel dans des versions acceptant le diester 30, dès 2009. "Notre gamme VU est déjà prête. Elle est d'ores et déjà commercialisée", précise d'ailleurs Alice de Brauer. La marque au losange a ici lancé son programme biodiesel par le biais de ses véhicules utilitaires. "C'est un carburant qui intéresse surtout les flottes d'entreprises", explique Gaël Petton, chargé de communication chez Prolea. "Nous avons une forte demande sur ce carburant. Nous avons d'ailleurs des accords de distribution pour celui-ci avec de nombreuses flottes", confirme Daniel Le Breton, au département raffinage et marketing chez Total. Sur le Mondial de l'Automobile, toutefois, la communication sur le sujet était bien maigre. Le biodiesel se faisant même voler le second rôle par des énergies telles l'électrique, le GNV, le GPL ou l'hydrogène.

23:24 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bio-diesel, biodiesel |  Facebook |

L'incorporation directe de bio-carburants dans les carburants fossiles

Article de la DH du 20/10/2006 http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=158464


Le biodiesel pour les moteurs diesel est obtenu par une réaction chimique entre une huile végétale (principalement le colza chez nous, mais on peut aussi recourir au tournesol, au soja ou encore à l'huile de palme) et du méthanol. En Belgique, le diesel "vert" sera incorporé à son homologue fossile à raison de 3,37 pc dans un premier temps, puis de 5 pc à partir d'octobre 2007.Le diesel ordinaire va progressivement disparaître.
Le prix du biodiesel sera le même que le diesel ordinaire, promet le ministre
Reynders. Qui rassure les automobilistes : il ne faut pas adapter les voitures, les voitures acceptant sans problème des mélanges jusqu'à 5 % de carburant vert. Pour l'essence, le mélange constitué d'essence habituelle et de 7 % de bioéthanol sera commercialisé aux pompes en octobre 2007. Là aussi, le prix sera le même que l'essence actuelle.
Concrètement, ces biocarburants vont remplacer progressivement les essences
100% fossiles actuellement disponibles aujourd'hui à nos pompes. Les produits 100 % pétrole vont être davantage taxés et donc plus chers que les biocarburants, explique le ministre Reynders.
Betteraves, froment, maïs
La totalité des carburants verts sera produite en Belgique, selon l'annonce du Ministre des Finances Didier Reynders et de l'Agriculture Sabine Laruelle. Pour le bioéthanol, le gouvernement a choisi de confier l'approvisionnement aux sociétés Bio Wanze (près de Huy) de litres, Alco Bio Fuel (Gand) pour 543,5 millions de litres et Tate & Lyle millions de litres pour la période 2007-2013. Pour le biodiesel, les firmes Néoch (Ertvelde), Proviron (Ostende) et Flanders Bio Fuel (Gistel) ont été désignées qui viennent (286 millions de litres). La désignation pour les 5 ans qui suivent litres) est encore en suspens.
Ces sociétés ont été choisies après un appel d'offres européen : 10 firmes é
pour le bioéthanol et 34 pour le biodiesel.
La ministre de l'Agriculture a précisé que 100 % des matières premières servant à la fabrication des biocarburants viendraient de l'Union européenne. Concrètement, la Belgique devant la France et l'Allemagne. Le bioéthanol sera fabriqué à partir de froment, de maïs, de betterave quasi exclusivement belge. Pour le colza servant à fabriquer le bio-diesel, la grande partie viendra des pays voisins, nos agriculteurs n'ayant pas pour l'instant de quantiés suffisantes pour le marché national, même si les plantations de colza ont augmenté en un an.

L'ETBE pour sa part est le résultat de la combinaison d'éthanol (47 pc) avec de l'isobutène, un dérivé pétrolier. Ce qui permet de rendre l'alcool moins volatil et limite le risque d'oxydation des parties métalliques du moteur. La législation belge permet l'incorporation de 10 pc d'éthanol dans l'essence, soit sous forme d'ETBE pur ou d'un mix éthanol-ETBE.