24/09/2007

Une société américaine met au point un biocarburant perfectionné

Une société américaine met au point un biocarburant perfectionné

Le biobutanol de la société DuPont

Point d'essence
Il n'est pas nécessaire de modifier les véhicules pour pouvoir utiliser le biobutanol. (© AP Images)

Washington - M. David Anton, un des responsables de la société DuPont chargés de la mise au point du biobutanol, le premier biocarburant perfectionné, pense beaucoup à la forte valeur énergétique qui fait défaut dans les carburants éthanols classiques. C'est là l'une des raisons pour lesquelles les constructeurs d'automobiles et les conducteurs ne se sont pas précipités sur des carburants qui peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre.

« Il devient plus évident, a-t-il dit, que l'éthanol n'a pas la même densité énergétique que l'essence. Sa densité énergétique ne représente qu'environ 65 % de celle de l'essence. Il s'ensuit que la consommation d'éthanol doit être supérieure pour obtenir le même kilométrage qu'avec l'essence. » C'est en 2003 que la société DuPont a commencé ses travaux en vue de mettre au point un biocarburant qui puisse avoir le même rendement énergétique que l'essence. Le biobutanol sera le premier de ces biocarburants à être mis sur le marché mondial.

« Le biobutanol a environ 85 % de la valeur énergétique de l'essence », a indiqué M. Anton. Il n'est pas nécessaire de modifier les véhicules pour pouvoir l'utiliser, et lorsqu'on le mélangera à l'essence, comme on le fait actuellement avec l'éthanol dans de nombreux pays à travers le monde, il permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'essence. Il n'y aura guère de différence entre l'essence et le biobutanol, a-t-il dit.

Le biobutanol fera ses débuts cet automne au Royaume-Uni. Il est issu du partenariat entre DuPont, la deuxième société chimique des États-Unis, et la société pétrolière britannique BP, qui distribuera le biobutanol mélangé dans de l'essence. Outre sa valeur énergétique plus élevée, le biobutanol peut être acheminé au moyen des oléoducs existants, à l'opposé de l'éthanol. On peut aussi le produire à partir de diverses plantes : blé, maïs, canne à sucre, etc.

Selon une des porte-parole de la société DuPont, Mme Michelle Reardon, la production de biobutanol peut être adaptée aux cultures vivrières courantes dans un pays donné et elle devrait offrir des débouchés aux grandes cultures vivrières.

Membre du partenariat dénommé en anglais « U.S. Climate Action Partnership », qui regroupe de grandes sociétés et des organismes écologiques favorables à une action urgente afin de maîtriser les changements climatiques, la société DuPont s'est fixé des objectifs en matière d'environnement il y a plus de seize ans. Elle a élaboré un plan visant à accroître son chiffre d'affaires en se fondant sur des travaux de recherche et des investissements dans le domaine des biocarburants.

Sa stratégie a trois volets : premièrement, améliorer la production d'éthanol grâce à la mise au point de variétés de maïs hybride dont le rendement est plus élevé que celui du maïs ordinaire. Ces travaux de recherche se poursuivent actuellement aux États-Unis et dans d'autres pays.

Deuxièment, la société DuPont a prévu de mettre au point un procédé de production cellulosique d'éthanol de manière à utiliser toute la plante de maïs et non pas seulement ses grains. Ce procédé permet de transformer en éthanol la plante de maïs, c'est-à-dire les feuilles, la tige et l'épi sans les grains, qui est laissée dans les champs après la récolte, ce qui n'était pas possible auparavant.

En mars dernier, le ministère de l'énergie des États-Unis a accordé une subvention de 80 millions de dollars à la société Broin en vue d'accélérer la construction en Iowa d'une bioraffinerie qui exploitera le nouveau procédé cellulosique de DuPont. La société Broin est le plus grand producteur d'éthanol des États-Unis et a obtenu une licence de DuPont pour exploiter son nouveau procédé.

Le troisième volet de la stratégie de DuPont est de mettre au point des biocarburants perfectionnés qui soient plus rentables tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Le premier de ces biocarburants, le biobutanol, sera mis sur le marché au Royaume-Uni alors que les changements climatiques et l'énergie propre occuperont le devant de la scène, à l'occasion de la première Réunion des grandes économies sur la sécurité énergétique et les changements climatiques organisée sous l'égide du président Bush les 27 et 28 septembre, à Washington.

On n'est pas certain de l'incidence du biobutanol sur les changements climatiques parce qu'elle dépendra de la quantité de ce biocarburant que la société BP mettra dans l'essence vendue par son réseau. Selon M. Anton, il est probable que cette proportion sera au début d'environ de 16 % de biobutanol pour 84 % d'essence. « Si nous remplaçons 16 % de l'essence, il devrait y avoir une réduction de 16 % des émissions de gaz carbonique, a-t-il dit. Nous ne sommes pas encore certains du montant exact, mais il s'agit d'un carburant à faible teneur en carbone, et c'est ce que nous recherchons. »

La société Dupont et ses partenaires n'ont pas encore décidé des pays où ils introduiront le biobutanol après le Royaume-Uni. Si la mise sur le marché britannique de ce biocarburant est couronnée de succès, les pays qui importent de grande quantité de pétrole et dont certains produits agricoles sont adaptés pour la transformation en éthanol devraient être intéressés, a fait remarquer M. Anton. Outre le maïs, qui est abondant aux États-Unis, la canne à sucre est un bon candidat à cet effet, a-t-il dit.

La culture de la canne à sucre exige moins de produits chimiques que toutes les autres cultures, et le feuillage dense des cannes absorbe de grandes quantités de gaz carbonique, l'un des gaz à effet de serre. La canne à sucre est surtout cultivée dans des pays chauds, tels que le Brésil et d'autres pays d'Amérique latine, l'Inde et la Chine qui importent pour la plupart de grandes quantités de pétrole. M. Anton a précisé que sa société considérait la Chine et l'Inde pour la production de biobutanol, mais qu'elle envisageait aussi cette possibilité pour tous les grands pays du monde.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

11:00 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dupont |  Facebook |

17/09/2007

Les biocarburants, danger pour l'environnement ?

Les biocarburants, danger pour l'environnement ?

TF1/LCI Les Biocarburants
Crédit Photo : LCI 
Les biocarburants

Trop gourmands en terres cultivables pour un bénéfice écologique limité : un rapport de l'OCDE met les biocarburants en accusation.

L'étude pointe également les dangers de prévisibles extensions de cultures au détriment des milieux naturels.

Souvent présentés, sinon comme la panacée, du moins comme une solution viable en matière "d'énergie verte", les biocarburants ne sont peut-être pas si bons que ça pour l'environnement... Ils risquent même de porter atteinte à la biodiversité, et ne seront pas rentables sans de nouvelles politiques gouvernementales, estime l'OCDE dans un rapport publié mardi.

Ce document, intitulé "Biocarburants : les remèdes sont-ils pires que la maladie?", devait être présenté lors d'une table-ronde sur le développement durable organisée mardi et mercredi à Paris par l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. Dans ce rapport, l'OCDE estime que "la poussée actuelle en faveur du développement des biocarburants crée des tensions intenables qui bouleverseront les marchés sans générer des bénéfices environnementaux significatifs". En particulier, la surface "importante" de terres cultivables que la production de biocarburants requiert "met sous pression les prix de l'alimentation et de l'eau", et ce pour des bénéfices "très limités".

Les écosystèmes naturels en danger ?

L'OCDE estime que les biocarburants permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre au mieux de 3%. Elle juge en particulier que leur développement fait peser d'importants risques sur l'environnement : "aussi longtemps que les valeurs environnementales ne seront pas intégrées par les marchés, il existera des incitations puissantes au remplacement des écosystèmes naturels (forêts, marécages, pâturages) par des cultures bioénergétiques".

Enfin, évoquant leur rentabilité, l'organisation estime que ces carburants ne peuvent être compétitifs face à un pétrole à 70 dollars le baril "sans un large soutien des gouvernements". Ceux-ci devraient restreindre leurs subventions au secteur au profit de politiques telles que la taxation des émissions de dioxyde de carbone, qui inciteraient au développement de technologies "plus efficientes", prône l'OCDE. Priorité devrait aussi être donnée à la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, et à la question de la certification, à inscrire "de façon urgente à l'agenda" de l'Organisation mondiale du Commerce.

17:58 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/09/2007

Brésil: quatre millions de voitures essence/éthanol fin septembre

Brésil: quatre millions de voitures essence/éthanol fin septembre 2007

SAO PAULO - Le Brésil aura produit quatre millions de voitures "flex-fuel", roulant à l'essence ou à l'éthanol, à la fin septembre, a annoncé jeudi Jackson Schneider, président de l'Association nationale des constructeurs automobile (Anfavea).

Le quatre millionième véhicule sortira des chaînes "entre le 25 et le 26 septembre" a-t-il assuré. Selon M. Jackson ce chiffre "démontre la force de l'éthanol et la réponse de l'industrie à ce défi".

Les voitures bicarburant, équipées de moteurs permettant de rouler aussi bien à l'essence additionnée de 25% d'alcool de canne à sucre qu'à l'éthanol pur, ont été lancées en mars 2003 au Brésil.

Sur le seul mois d'août, les immatriculations de véhicules bicarburant se sont élevées à 196.202 unités (87,7% du total des ventes), tandis que depuis le début de l'année les ventes "flex-fuel" ont atteint 1.237 unités, soit 84,9% du total.

L'an dernier les voitures bicarburant avaient représenté 77% des immatriculations, soit 1.269.227 unités.

12:18 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bresil |  Facebook |

05/09/2007

Rising food prices

Rising food prices August 30, 2007

Rising food pricesOne of the hottest topics over the month of August was the rising price of food. The media in Germany went into overdrive over the soaring cost of milk, and the story rapidly spread further afield. There was similar concern about the effect of tight grain supplies on retail prices for bread and meat.

I’ve obviously been watching the market situation very closely.

We find ourselves in a world no-one would have imagined a year ago, where the dairy sector has moved from a market under pressure to a situation where prices are surging. 

Likewise, for grain, we suddenly find ourselves in a situation where supplies are tight and prices are way above recent levels.

While this has a lot to do with circumstances beyond our control, I think it’s fair to say that it also reflects very positively on the reform process we kicked off in 2003.

In fact, it reminds me of the election slogan of a certain well-known US president: “It’s the economy, stupid!”

Recent price developments are no more and no less than the market in action, which is precisely what we want from European agriculture in 2007.  That was what the reforms were in large measure about – making farmers react to the market and making EU agriculture competitive.

If further proof were needed about our enhanced competitiveness, we only have to note how export subsidies for all dairy products have been set at zero since June. Our farmers are able to compete in the global marketplace without export assistance from the EU! That is good news indeed. 

Of course, this is not the end of the story. I have made it very plain that we should abolish milk quotas by 2015 – they are an anachronism in the post-reform world, where farmers should be able to adjust rapidly to changing market circumstances.  It is also wrong that young farmers in some countries have to fork out a small fortune just to buy a quota.

But we need a soft landing. We can’t simply get rid of quotas from one day to the next. That is why I believe the most realistic option is a gradual increase in quotas leading up to 2015. This is a discussion we must have in next year’s CAP Health Check. 

As far as grain prices are concerned, I am keen to refute the idea that some people are putting about that it is largely the recent interest in biofuels that is driving up prices. This is not the case – they play a marginal role at most in the EU context. More significant by far have been low harvests in many regions of the world, bad weather in Europe and growing demand from east Asia. Here too, I have shown my willingness to act, by suggesting a cut in the set-aside rate for next year. And the entire principle of set-aside will also be high on the agenda of the Health Check.

Of course, in this whole debate about food prices, we cannot lose sight of the effect on consumers. It hurts consumers in their pockets when food prices go up.

Here, I will say only this: the increases in supermarket milk prices in some Member States are definitely not warranted by the overall market supply situation in the EU. And, as we all know, the contribution of the raw material to the final price of foods like bread is relatively small, so I hope that the supermarkets and discounters will act responsibly.

Concerns have also been raised that livestock producers face much higher feed prices in the short to medium term. Certainly, this is a concern that I share. Having said that, pig and poultry producers all over the world are affected by high cereal prices, even in low cost competitors like Brazil.

This will lead to adjustments in world meat prices. So I hope that the global competitiveness of European farmers should not be overly affected by the current situation.

Finally, as I’ve said on numerous occasions, I hope European consumers will put their money where their mouth is and be prepared to pay a little bit more for EU produce.

Where we win out every time is in quality and in the attention we pay to animal welfare and the environment. That is something well worth paying for. 

16:21 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2007

Ford s-Max: Route E85 : le verdict !

Ford s-Max: Route E85 : le verdict !

Catégorie: Route E85
Posté: 2007-08-31 18:20

http://www.autodeclics.com/blog_environnement/upload/RE85_verdict2.jpg

Si l'on en croit les données relevées lors de chaque arrêt ravitaillement, cette Route E85 nous aura fait parcourir la distance moyenne de 3 476 km et permis de tirer les conclusions suivantes :

- Avec une autonomie de seulement 488 km, notre Ford C-Max Flexifuel 1.8 a consommé en moyenne 11,28l/100 km contre 9,15l/100km pour le C-Max fonctionnant au SP95, ce qui représente une surconsommation de 23%. Le C-Max diesel restant, dans ce domaine, beaucoup plus avantageux avec 6,76l/100 km.

- Le bilan écologique tourne lui en faveur de l'E85 avec des rejets de CO2 (du puit à la roue) inférieurs de 40% à ceux du SP95 et de 27% à ceux du diesel.

- Enfin côté finances, si l'E85 aura été le moins cher des trois carburants à la pompe, il n'obtient que la 2ème place en matière de coût d'utilisation avec une dépense moyenne de 0,094 euros par km parcouru. Cependant, si l'on tient compte du prix d'achat plus élevé du Ford C-Max diesel (1 250 euros supplémentaires), le Ford C-Max Felxifuel reste plus avantageux lors des 62 577 premiers kilomètres.

Le kilométrage moyen d'un français sur une année étant de 13 000 km, il faudra donc 4 ans au possesseur d'un véhicule diesel pour rentabiliser le coût plus élevé de son véhicule à l'achat, par rapport à son homologue fonctionnant à l'E85 ! Ceci étant, il aura rejeté durant ces 4 années deux fois plus de CO2 dans l'atmosphère et par conséquent contribué encore un peu plus au réchauffement de la planète. Il ne tient désormais plus qu'à vous de faire votre choix...

http://www.autodeclics.com/blog_environnement/upload/RE85_verdict1.jpg

http://www.autodeclics.com/blog_environnement/upload/RE85_verdict3.jpg

22:06 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ford |  Facebook |