27/02/2007

Renault poursuit son engagement sur les biocarburants

Renault poursuit son engagement sur les biocarburants bioéthanol E85 et biodiesel B30


Renault poursuit son engagement sur les biocarburants bioéthanol E85 et biodiesel B30
Mégane bioéthanol E85
» Comme en 2006, Renault sera présent au Salon International de l’Agriculture, qui se tient à Paris du 3 au 11 mars 2007 (1). Très impliqué dans les technologies liées aux biocarburants, Renault y expose une Mégane bioéthanol E85, ainsi que l’une de ses motorisations compatibles au biodiesel B30, le 1.5 dCi 85 ch. A l’instar des « Incollables », jeu destiné à sensibiliser aux défis du réchauffement climatique, qui sera distribué sur le stand, Renault présente de façon très pédagogique les filières des biocarburants : pourquoi développer les biocarburants, comment sont fabriqués le bioéthanol et le biodiesel, qu’est-ce que l’approche « du puits à la roue » ?

Renault considère les biocarburants comme l’une des solutions les plus efficaces et économiques pour maîtriser les émissions de CO2 à moyen terme. Issus des végétaux, ils constituent en effet une énergie renouvelable et diversifiée, qui permet de limiter la dépendance énergétique aux carburants fossiles. Leur production à partir de ressources locales présente un avantage supplémentaire : éviter les émissions de CO2 lors du transport (routier ou maritime).

Au printemps 2007, Renault lancera une Mégane roulant au bioéthanol E85. Ce modèle, équipé de la motorisation 1.6 16v 110 ch, sera la première offre bioéthanol de Renault en Europe. Ces motorisations « bioéthanol », dérivées de blocs existants de la gamme, nécessitent des développements spécifiques pour fonctionner avec les différents types de carburants (essence ou éthanol E85). Les modifications portent notamment sur le circuit du carburant, le système d’injection (injecteurs, bougies et logiciel du contrôle moteur), ainsi que sur les pistons, les soupapes et les sièges de soupapes. Fort de son expérience acquise au Brésil depuis 2004, où il commercialise des modèles roulant au bioéthanol E100, Renault prévoit qu’à « l’horizon de 2009, 50 % de ses véhicules à moteurs essence offerts à la vente en Europe puissent fonctionner avec un mélange d’essence et d’éthanol jusqu’à 85% ». 

Renault commercialise depuis fin 2006 Trafic 2.0 dCi et Master 2.5 dCi compatibles au biodiesel B30. Ces modèles, destinés aux entreprises disposant d’une flotte de véhicules et d’une pompe spécifique, sont vendus aux mêmes tarifs que leurs versions équivalentes en diesel conventionnel. Ils représentent les premières applications de l’engagement pris par Renault dans le cadre de Renault Contrat 2009 : « tous les moteurs diesel de la gamme seront en 2009 capables de fonctionner avec un taux de 30% de biodiesel ». Le moteur diesel 1.5 dCi 85 ch, présenté sur le stand, illustre l’extension de ces développements aux motorisations destinées aux véhicules particuliers.

Mégane bioéthanol E85

La gamme Renault se situe aujourd’hui parmi les plus efficaces du monde en matière de consommation de carburant et d’émissions de CO2. L’un des objectifs du Renault Contrat 2009 est de progresser encore, « en vendant dès 2008 1 million de véhicules émettant moins de 140 g de CO2 par km, dont un tiers émettant moins de 120 g ».

Une approche pédagogique des enjeux du réchauffement climatique L’information et la sensibilisation du grand public aux enjeux du réchauffement climatique sont primordiales pour Renault. Cet impératif se traduit par le souci d’expliquer et de faire comprendre les avantages de l’usage des biocarburants dans l’automobile pour lutter contre les émissions de CO2.

Sur son stand, Renault explique ainsi au visiteur l’intérêt des biocarburants et le fonctionnement de ces filières. Le bioéthanol, biocarburant de référence pour les véhicules essence, est produit selon les régions du monde à partir de betteraves ou de blé (Europe), de maïs (Etats-Unis) ou de canne à sucre (Brésil), alors que le biodiesel, biocarburant destiné aux véhicules diesel, est issu de plantes oléagineuses (colza, tournesol, soja, jatropha, palme, etc.). 

Et le visiteur comprendra l’intérêt des biocarburants dans l’approche dite du « puits à la roue », c’est-à-dire lorsque l’on mesure le « bilan CO2 » d’un carburant sur l’ensemble de son cycle de vie. Ce bilan est inférieur de 20 % pour le biodiesel B30 par rapport à un diesel traditionnel, et peut atteindre 70 % dans le cas du bioéthanol E85 (issu de la canne à sucre) comparé à l’essence. Ces écarts résultent de la photosynthèse : pendant leur croissance, les plantes absorbent une partie du CO2 présent dans l’atmosphère. Celle-ci compense en partie les émissions réalisées pendant la production et la combustion des carburants. Ce phénomène n’existe pas pour les carburants classiques. Par ailleurs, dans la continuité du Mondial de l’Automobile 2006, Renault distribuera gratuitement plus de 20 000 exemplaires des « Incollables ». Cet outil pédagogique, développé en collaboration avec l’ADEME (Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) permet d’informer et de sensibiliser, sous la forme d’un jeu de questions / réponses, à la protection de l’environnement. (1)

09:42 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : renault |  Facebook |

14/02/2007

200.000 voitures compatibles bioéthanol en France en 2008

200.000 voitures compatibles bioéthanol en France en 2008
La France comptera à la fin 2008 un total de 200.000 voitures flexfuel, fonctionnant à la fois à l'essence et au bioéthanol, a affirmé mardi à Lisbonne le champion automobile Alain Prost, qui préside un groupe de travail mis en place par le gouvernement français sur le développement de ce carburant.

Après avoir annoncé que le prix à la pompe du biocarburant E85 pourrait se situer autour de 0,80 euro le litre, le ministre de l'Economie Thierry Breton avait pour sa part déclaré en octobre dernier que la moitié des véhicules essence fabriqués "avant 2009" pourront fonctionner grâce au flexfuel.


Peugeot 206 avec moteur 'flex fuel' présentée au mondial de l'automobile 2006

"Fin 2007 il y aura entre 20.000 et 40.000 voitures équipées et 500 stations-service" proposant du bioéthanol E85 (85% d'éthanol d'origine agricole et 15% d'essence) et ces chiffres "passeront fin 2008 à 200.000 et 1.800" respectivement, a indiqué mardi Alain Prost.

Selon lui, les constructeurs comme Renault et PSA seraient "très intéressés" par son développement tandis que le monde agricole serait prêt à relever le défi. Et augmenter ainsi leurs bénéfices via une croissance de la demande disent néanmoins certains... Le développement des biocarburants en France constitue une "formidable opportunité" pour les agriculteurs, avait ainsi affirmé en octobre Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, lors d'une conférence de presse.

A la même date, le ministre de l'économie Thiery Breton avait affirmé que les constructeurs français - et en tout premier lieu Renault - avaient pris l'engagement qu'avant 2009 la moitié des véhicules essence produits seront des véhicules qui permettent de mettre à la fois du flex ou du carburant traditionnel.

Le champion automobile qui a du par ailleurs brûler plus d'un litre d'essence dans sa carrière a également souligné la “volonté politique” de la France en la matière. Selon M. Prost le bioéthanol serait aujourd'hui le seul carburant alternatif à l'essence valable pour le domaine automobile, une affirmation qui possède néanmoins quelques critiques.

Le bioéthanol est "issu d'une technologie très simple et son utilisation nécessite de très petites modifications" des moteurs, a-t-il fait valoir, vantant également la possibilité pour le consommateur de l'utiliser en alternance avec l'essence sur une même voiture.

09:32 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, renault |  Facebook |

09/02/2007

Washington compte sur l'éthanol brésilien pour isoler Chavez

Washington compte sur l'éthanol brésilien pour isoler Chavez

 

En cherchant à obtenir un accord sur ce biocombustible, les États-Unis espèrent réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole vénézuélien.

 
Il Y A ENCORE cinq ans, parler de l'éthanol comme énergie du futur faisait passer pour un doux rêveur, surtout au Brésil. Le géant latino-américain s'était enthousiasmé pour les véhicules à alcool dans les années 1980, mais il en était revenu. Des innovations technologiques dans la production du biocombustible et dans les voitures ont changé la donne : en ce début 2007, près de la moitié des nouvelles immatriculations brésiliennes sont des voitures flex (pouvant rouler aussi bien à l'éthanol qu'à l'essence) et le Brésil se prend à rêver d'être l'« Arabie saoudite verte » de demain. Car non seulement l'éthanol est moins cher, mais il est surtout beaucoup moins polluant.
 
C'est dans ce contexte que deux émissaires américains de haut niveau - le sous-secrétaire d'État Nicholas Burns et l'émissaire en charge de l'hémisphère occidental, Thomas Shannon - sont venus en mission à Brasilia pour tenter d'obtenir un accord sur l'éthanol. Il aurait pour avantage de relancer la coopération commerciale entre les deux principales puissances économiques d'Amérique. Alors que le projet de zone de libre-échange des Amériques, de l'Alaska à la Patagonie, voulu par George Bush, a été définitivement enterré fin 2005 - notamment par les soins du Brésil - la Maison-Blanche cherche une façon de revenir dans la région. Mais surtout, ce traité pourrait réduire la dépendance énergétique vis-à-vis du Venezuela, qui exporte les quatre cinquièmes de son pétrole vers les États-Unis, et contribuer ainsi à isoler le président Hugo Chavez.
 
« Double discours »
 
« Nous voulons freiner notre dépendance au pétrole dont souffre mon pays ainsi que d'autres dans la région, (...), et diversifier nos sources d'énergie parce que le pétrole a pour habitude de provoquer une distorsion négative dans le pouvoir de certains états », a ainsi déclaré Nicholas Burns à l'agence Reuters sans mentionner le Venezuela. Au même moment, la secrétaire d'État Condoleezza Rice assurait à Washington qu'Hugo Chavez « détruisait économiquement et politiquement son pays ».
 
Pour le Brésil, un accord avec les États-Unis qui déboucherait sur l'introduction de l'éthanol dans d'autres pays (l'Europe oblige déjà les voitures à inclure un pourcentage de biocombustible dans son essence) pourrait dégager d'énormes potentiels. Le Brésil est le plus grand producteur d'éthanol au monde, mais aussi le plus compétitif, l'alcool étant issu de la canne à sucre : le galon d'éthanol (3,78 litres) coûte 0,83 dollar, contre 1,09 aux États-Unis et 1,2 en Europe. Les exportations, encore timides, explosent : elles ont plus que doublé par rapport à l'année dernière. Mais les ventes d'éthanol, comme l'ensemble des produits agricoles brésiliens, butent sur les barrières commerciales dressées par les États-Unis et l'Europe, ce qui pousse Brasilia à accueillir prudemment les propositions américaines.
 
Des hauts fonctionnaires du gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva tout comme les industriels de la canne à sucre avouent leur agacement face à ce qu'ils considèrent comme un « double discours » des États-Unis et de l'Europe. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a tenu à spécifier par ailleurs que le Brésil n'entrait dans aucune alliance contre Caracas : « La bonne politique, ce n'est pas celle de l'isolement, mais du dialogue », a-t-il conclu.

16:51 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bresil |  Facebook |

07/02/2007

VW et le SunFuel

VW et le SunFuel

06/02/2007 - 10:52

Volkswagen soutient le développement des biocarburants de deuxième génération pour réduire les émissions de gaz d'échappement et de la consommation de pétrole. Le constructeur allemand a collaboré avec Choren Industries GmbH et d'autres partenaires pour mettre au point le gazole synthétique SunFuel.
Les moteurs VW sont conçus aujourd'hui pour fonctionner avec des carburants contenant jusqu'à 10 % de bioéthanol ou de SunFuel. A la fin de la prochaine décennie, VW prévoit pour tous ses futurs modèles la possibilité d'utiliser aussi bien des carburants traditionnels issus d'énergies fossiles que des carburants renouvelables comme ceux produits à partir de la biomasse.

09:12 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volkswagen |  Facebook |

05/02/2007

Peugeot : div brésilienne va exporter moteurs flex-fuel vers UE

Peugeot : div brésilienne va exporter moteurs flex-fuel vers UE

05/02/2007 | 10:16:00

 

SAO PAULO (Dow Jones)--La division brésilienne de PSA Peugeot Citroën (12150.FR) commencera à exporter des moteurs polycarburant, communément nommés "flex-fuel", au premier semestre 2007 afin de satisfaire la demande croissante de carburants propres et renouvelables tels que l'éthanol, a annoncé vendredi son directeur des relations d'entreprise, Rodrigo Junqueira.

Ces livraisons feront de la société le premier constructeur automobile brésilien à exporter la technologie locale innovante de moteurs polycarburant vers l'Union européenne, a souligné l'entreprise.

"Je ne sais pas combien de moteurs nous exporterons cette année", a déclaré R. Junqueira lors d'un entretien téléphonique avec Dow Jones Newswires, "cela dépendra de la demande du marché, que nous ne connaissons pas pour l'instant. Mais notre groupe, PSA Peugeot Citroën, est très préoccupé par l'effet de serre et par les réductions d'émission de gaz carbonique. Si nos exportations de moteurs flex-fuel constituent un pari, je pense que c'est un pari concret qui finira par se révéler probant".

En 2003, le Brésil - deuxième producteur d'éthanol derrière les Etats-Unis mais premier exportateur de ce carburant - a commencé à commercialiser des véhicules fonctionnant au flex-fuel, dont les moteurs associent éthanol et essence. Leurs ventes ont tout de suite décollé, la technologie suscitant l'enthousiasme des consommateurs locaux; les prix de l'éthanol sont généralement 40% à 65% inférieurs à ceux de l'essence au Brésil.

-Grace Fan, Dow Jones Newswires

12:28 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peugeot |  Facebook |