30/10/2006

Le marché mondial du bio-éthanol

Si le marché mondial de l’éthanol sera structurellement en situation de surplus dans les prochaines années, l’Europe, elle sera en déficit. De 1 à 5 millions de tonnes. A moins que les nouveaux adhérents, c’est-à-dire la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie et la Roumanie améliorent sensiblement leur rendement en blé pour fournir aux unités de production existantes suffisamment de matière première nécessaire pour fabriquer l’éthanol dont les automobilistes européens auront besoin.

La betterave sucrière est l’autre culture susceptible de bonifier les capacités européennes d’éthanol. Avec la réforme du régime du sucre qui implique la fin des subventions à l’exportation, plusieurs millions de tonnes de betterave pourraient être dirigées vers la production du carburant vert, mais cela ne représentera pas plus de 10 % de la production totale d’éthanol. Par ailleurs, les producteurs restent méfiants face à ce nouveau gisement présenté comme une aubaine par les politiques.

 

Ils savent bien que les industriels écraseront les prix des matières premières pour produire un carburant vert compétitif. En France la tonne de blé vaut 75 à 80 euros pour le débouché éthanol alors qu’elle rapporte 125 à 130 euros pour le débouché alimentaire. Tant que la défiscalisation protège le marché, les producteurs trouveront leur compte, au delà rien n’est moins sûr.

 

AFP 25.10.06 | 06h15
La consommation mondiale d'éthanol devrait plus que doubler d'ici 2010
La consommation mondiale d'éthanol carburant devrait plus que doubler entre 2005 et 2010, offrant de nouvelles opportunités aux pays en développement, selon le directeur général de l'Organisation internationale du sucre (ISO) Peter Baron. Dans les sept grands marchés (Brésil, Etats-Unis, Union européenne, Japon, Chine, Inde et Thaïlande), la consommation passerait de 33,7 milliards de litres à quelque 80 milliards en 2010, a-t-il déclaré mardi à Sao Paulo lors d'une rencontre internationale sur le sucre et l'éthanol organisée par le consultant Datagro. Le Brésil restera un acteur prépondérant, avec une production d'alcool de canne à sucre qui devrait passer de
17,4 milliards de litres (récolte 2006-07) à 35,7 milliards en 2012-2013, selon l'Unica, l'organisation de la filière canne à sucre brésilienne. Le marché mondial à l'exportation devrait de son côté représenter quelque 7 milliards de litres en 2010, selon M. Baron. Le Brésil, aujourd'hui premier exportateur mondial d'éthanol (3,1 milliards de litres par an environ), restera un acteur de premier plan, mais le volume des ventes à l'extérieur dépendra de son marché intérieur. "Si l'explosion de la flotte flexfuel se poursuit comme actuellement, une grande partie sera consommée sur le marché intérieur", a souligné M. Baron. Le Brésil a développé des moteurs "flexfuel" permettant de rouler à
l'essence (additionnée de 20% d'alcool) ou à l'éthanol pur. Deux millions de voitures sont équipées de ce système. Le boum de la demande en éthanol ouvre "d'importantes possibilités aux pays en développement disposant d'une industrie de la canne à sucre", a indiqué M. Baron. Le responsable de l'ISO voit de bonnes chances pour des pays africains (Soudan, Mozambique, Ethiopie, Malawi, Ouganda) d'obtenir une part du gâteau, ainsi que pour les Philippines, le Bangladesh ou l'Amérique centrale. Selon Peter Baron, l'éthanol carburant va bénéficier des prix élevés du pétrole: "nous ne
verrons pas de sitôt les prix du pétrole tomber sous les 50 dollars", a-t-il estimé. L'éthanol brésilien reste lui compétitif même avec un baril tombant à 37 dollars au taux de change de 2,15 reals pour un dollar, selon Plinio Mario Nastari, directeur général de Datagro. Mais pour que les programmes d'éthanol carburant réussissent, il faut réunir deux conditions: l'inclusion d'un pourcentage d'éthanol dans l'essence doit être obligatoire et des exemptions fiscales doivent être consenties "pendant un certain temps", selon Peter Baron. "Sinon vous n'obtenez pas de résultats parce que
l'industrie du pétrole n'est pas très enthousiaste", a-t-il estimé. "Le monde pétrolier ne nous laissera pas vendre un litre si (l'inclusion l'éthanol) n'est pas obligatoire", a renchéri Eduardo Pereira de Carvalho, président de l'Unica. "Notre concurrent c'est le pétrole", a-t-il estimé. "Chaque producteur d'alcool dans le monde est notre allié pour faire exister ce marché", a-t-il ajouté. Reste que la production d'éthanol peut entrer en conflit avec la production d'aliments dans de nombreux pays, faute de terres arables disponibles. Ces tensions "pourraient être considérablement allégées lorsque
la technologie de la lignocellulose sera au point", souligne M. Baron. Les recherches portent sur la production d'alcool à partir de n'importe quel déchet végétal. La croissance du marché de l'éthanol ne se fera en tous cas pas au détriment du sucre, dont la consommation mondiale croît d'environ 2% par an, a assuré M. Baron. "La production de sucre suffira à satisfaire la demande", a-t-il estimé. M. Pereira de Carvalho a estimé pour sa part que les édulcorants artificiels, qui représentent déjà 15% de la consommation, représentaient "une menace importante". Il a appelé les producteurs de sucre à combattre "la diabolisation extrêmement grave du sucre par les milieux médicaux", en raison de la montée du diabète et de l'obésité.

 

22:47 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : marche, ethanol, bio-ethanol |  Facebook |

Commentaires

illisible Juste pour dire que noir sur vert foncé, c'est illisible sans désactiver les styles...

Écrit par : Francinou | 16/11/2006

salut

Écrit par : Malik | 27/05/2009

SALUT !!! =)

TROO COOOL CE SITE =P

Écrit par : VALéRIE | 27/05/2009

je dois dire qu'on en apprends beaucoup.
merci pour cet article, il m'a aidé à me sentir mieux

Écrit par : Malik | 27/05/2009

je cherche dans la, region de namur dinant une station de bioethanol. pouvez vous me venir en aide svp. d,avance merci a vous lire

Écrit par : altobello | 03/11/2012

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