30/10/2006

Avantages et désavantages du bio-éthanol

Avantages

 

  1. Bilan écologique positif et meilleur que celui des carburants fossiles: réduction de 75% des émissions de CO2 et balance énergétique très nettement positive.
  2. Diminution aussi de la dépendance énergétique envers le pétrole
  3. Contribution à la création d’ emplois et à diversifier les activités agricoles.
  4. Pouvoir lubrifiant bénéfique lorsqu'ils sont mélangés aux nouveaux carburants fossiles à basse teneur en soufre.
  5.  L'automobiliste peut faire le plein, indistinctement en Euro 95 ou  E85, ou un mélange des deux dans le même réservoir.
  6. Avec cette technologie, nous ne parlons pas de concept ou de
    promesses. Les biocarburants ont cet intérêt d'être une technologie du présent. Il est important d'avoir de suite une solution. Les gammes des constructeurs vont être, à ce niveau, de plus en plus larges.
  7. Comme le GPL ou le GNV, les biocarburants ont l'avantage indéniable d'afficher un coût de la technologie mesuré. De manière générale, les moteurs flex-fuel ne devraient en effet engendrer qu'un surcoût de quelques centaines d'euros, tout
    au plus. Nous serons à des années lumière du surcoût qu'entraîne l'hybridation. Un argument de poids pour les constructeurs européens et américains, dont la priorité est clairement portée sur ce type d'énergie alternative.

 

 Désavantages

 

Le coût de production est plus élevé que celui d’ un carburant classique.

D’où l’importance d’une fiscalité réduite sur les bio-carburants.
La consommation est également plus importante en raison d’une valeur énergétique moindre. Toutefois , la combinaison possible de moteurs hybrides et de bio-carburants à 85% amènerait à réduire la consommation et à limiter  significativement le recours au carburant fossile.

Le bilan écologique. Le bilan est contrasté. Son intérêt majeur est de réduire les émissions de CO2. Un gain estimé, selon diverses études, entre 20 et 80 %. De nombreux experts pointent pourtant les gros besoins en énergie que nécessitent la production d'éthanol, son transport, sa transformation et sa distribution.

Le rendement énergétique. La forte présence d'alcool dans le
mélange confère au bio-éthanol un rendement énergétique inférieur à celui des carburants traditionnels. Ce qui, pour le consommateur, entraîne une surconsommation de 20 et 30 %.

La logistique. L'Ethanol attire l'eau. Il ne peut donc être transporté par oléoduc ou autre pipeline. Pour les pétroliers, cela impose donc une nouvelle logistique. Problème : la production d'éthanol est fortement concentrée sur la partie Nord de la France. Aux Etats-Unis ou en Suède, le transport d'éthanol s'effectue par train et camion. Les pétroliers mûrissent actuellement leurs solutions.

Le stockage. Les normes de sécurité pour le stockage de l'E 85 ne sont pas les mêmes que pour les carburants traditionnels. Des dépôts spécifiques sont en train d'être créés. Total envisage, par exemple, l'ouverture de trois dépôts en 2007.

 

Une goutte verte dans un océan d'or noir
ANALYSE GILLES TOUSSAINT

Mis en ligne le 31/10/2006 par www.lalibre.be
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Les mesures de défiscalisation en faveur des biocarburants entrent en vigueur ce mercredi. S'ils affichent des atouts, ceux-ci ne sont pourtant pas la panacée. Petit tour d'horizon de leurs avantages et limites.

BELGA

Pour le commun des automobilistes, l'"événement" passera très certainement inaperçu. Pourtant, bien que très symbolique, le cap du 1er novembre 2006 marque une étape "historique" puisque c'est à cette date en effet qu'entrent en vigueur les mesures de défiscalisation adoptées par le gouvernement fédéral afin de favoriser l'incorporation d'une part de biocarburants dans les carburants fossiles.

Pratiquement, cela signifie qu'il devrait être possible de se rendre dans une station-service pour y faire un plein de diesel contenant une fraction - certes encore timide - de biodiesel. Le bioéthanol qui est incorporé à l'essence ne fera pour sa part son apparition qu'à l'automne 2007.

En théorie du moins, car rien n'oblige les pétroliers à procéder à ces mélanges. Et c'est peu dire qu'il existe des réticences de ce côté... Ceux qui n'emprunteront pas cette voie verront augmenter le taux d'accises appliqué sur les carburants purement fossiles, tandis que ceux qui opteront pour les carburants légèrement teintés de "vert" devront s'approvisionner chez un des producteurs agréés par l'Etat belge pour bénéficier de cette exonération fiscale.

Pourquoi développer les biocarburants ? Le premier argument plaidant en faveur des carburants "verts" est d'offrir des perspectives de diversification des sources en énergies - renouvelables qui plus est - et donc de réduire notre dépendance aux produits fossiles. Une nécessité d'autant plus criante que ces derniers ne sont pas inépuisables. L'Union européenne s'est ainsi fixée pour objectif de substituer (tous secteurs confondus) 20 pc des produits pétroliers par des ressources renouvelables à l'horizon 2020. Concernant le secteur des transports qui absorbe plus de 30 pc de la consommation énergétique européenne, l'objectif est que, fin 2010, les biocarburants représentent 5,75 pc de parts de marché.

Autre avantage non négligeable, ceux-ci permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre dont la tête est mise à prix en raison de leur influence néfaste sur le climat. Les biocarburants sont donc un des outils qui doivent permettre à la Belgique de tenir les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto et de la Bourse européenne du CO2.

Dernier atout mis en avant par leurs promoteurs, les perspectives de nouveaux débouchés pour les agriculteurs, ainsi que celles de création d'emplois qu'offrent ces nouvelles filières de production.

 

Les biocarburants sont-ils bons pour l'environnement ? Leur principal avantage est que le dioxyde de carbone (CO2) rejeté dans l'atmosphère au moment de la combustion des biocarburants est en grande partie absorbé lors de la phase de croissance des plantes servant à fabriquer ces carburants. Selon une étude réalisée par l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la filière biodiesel produit 3,5 fois moins de gaz à effet de serre (5 fois moins pour les huiles végétales pures) que la filière fossile. Pour l'éthanol, le ratio est de 2,5 fois moins de GES. Par contre, les performances environnementales de l'ETBE sont à peine meilleures que celles du carburant fossile...

Autre bon point, les biocarburants contribuent à améliorer la qualité de l'air en diminuant les rejets en oxydes d'azote, ceux de monoxyde de carbone et de particules fines. Ils peuvent en outre être utilisés dans des chaudières adaptées ou des unités de cogénération permettant de produire de la chaleur et de l'électricité.

Mais tout n'est pas vert - pardon, rose. Le recours à un mode d'agriculture intensive pour leur production induit une utilisation importante d'engrais et de pesticide, avec à la clef des risques d'acidification des sols et d'eutrophisation des eaux. En outre, ce type de monoculture tend à réduire la biodiversité. Et il faut également prendre en compte l'ensemble des énergies fossiles qui ont été nécessaires tout au long de leur processus de production.

Enfin, si l'amélioration des rendements passe par une sélection des semences, on ne fera pas l'économie d'un débat sur les manipulations génétiques qui permettraient d'améliorer les performances de ces cultures à vocation énergétique.

Quelles sont leurs limites ? Inutile de se bercer d'illusions, les biocarburants ne sont pas la panacée. Dans un premier temps, ils permettront au mieux de compenser les émissions croissantes de CO2 liées à l'augmentation continue du transport routier. Pour augmenter cet impact environnemental de manière plus significative, il faudrait accroître l'utilisation des carburants "verts", mais leur potentiel de production demeure limité en raison de la surface agricole disponible, de contraintes agronomiques...

Il est donc exclu que ceux-ci remplacent totalement les carburants fossiles. Ils ne sont qu'une des alternatives les plus immédiates au pétrole et ne nous dispenseront pas du nécessaire changement qui doit intervenir dans nos habitudes de consommation énergétique.

Les biocarburants sont-ils l'avenir de l'agriculture ? Là encore, inutile de s'emballer. Nombreux sont d'ailleurs les agriculteurs qui demeurent sceptiques. A priori, sur fond de réforme de la Pac et de négociations au sein l'Organisation mondiale du commerce, la filière biocarburants permettra surtout d'offrir de nouveaux débouchés aux productions excédentaires et de tendre quelque peu les prix du marché pour les céréales et les betteraves notamment. Encore faut-il voir quel prix sera offert pour ces matières premières...

La plus grande plus-value pour eux pourrait se faire via la filière des huiles végétales pures... qui est aussi la moins encouragée par les pouvoirs publics. Petite consolation, les surfaces normalement laissées en jachère peuvent être utilisées pour ces cultures énergétiques tout en continuant à bénéficier des aides européennes. Mais on est loin de la poule aux oeufs d'or.

Et combien ça coûte, au fait ? Le coût de production des biocarburants est supérieur au prix hors taxes des carburants fossiles. Ceux-ci doivent donc bénéficier d'une défiscalisation pour être compétitifs (et même dans ce cas de figure, il ne sera pas évident pour le bioéthanol européen de rivaliser avec la production brésilienne dont les coûts demeurent particulièrement bas).

Ceci dit, la hausse du prix du pétrole réduit cet écart. Selon l'Ademe, le biodiesel deviendrait rentable à partir d'un cours stabilisé à 65 dollars le baril de pétrole. En ce qui concerne l'éthanol, le baril devrait atteindre les 100 dollars. Mais le développement de nouvelles unités de production industrielles et les économies d'échelle qui en découlent devraient permettre d'abaisser les coûts de fabrication des carburants "verts".

22:56 Écrit par Vincent dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : avantage, desavantage, bio-ethanol |  Facebook |

Commentaires

merci de faire partager tes connaisances

Écrit par : thomas | 09/11/2006

trop^nul j'ai rien compris a votre merde ha ha ha signé krory l'alchemiste ninja
jouer a rabbit doubt!!!!!!

Écrit par : KRORY | 22/03/2010

et tu fiable

Écrit par : jacques demers | 24/10/2012

est tu fiable

Écrit par : jacques demers2 | 24/10/2012

est tu fiable

Écrit par : jacques demers2 | 24/10/2012

lol

Écrit par : lol | 18/09/2013

Les commentaires sont fermés.